Culture and Education — 28 November 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CCE 2013-11-28
Quebec — Committees
La Présidente (Mme
Richard, Duplessis) : Nous reprenons nos travaux. Je suis vraiment
désolée.
Donc, nous recevons
l'INRS cet avant-midi. Cet après-midi, nous recevrons les HEC de Montréal et,
ce soir, l'Université de Concordia.
veux vous souhaiter la bienvenue à l'Assemblée nationale, m'excuser pour le
retard. M. Coderre, la parole est à vous.
Vous disposez d'environ une quinzaine de minutes pour nous faire votre exposé,
par la suite vont suivre les échanges avec
les parlementaires. Et nous ferons en sorte de maximiser le temps pour bien
vous entendre et être capables d'échanger avec vous. La parole est à
vous.
Coderre (Daniel) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Mesdames et
messieurs, membres de la commission, c'est
un grand plaisir pour nous de comparaître devant vous aujourd'hui et de vous
présenter le bilan de nos activités de même que certaines perspectives
de développement de notre université.
Permettez-moi
d'abord de vous présenter les personnes qui m'accompagnent : Mme Mary-Ann
Bell, présidente de notre conseil
d'administration; Mme Lana Fiset, qui est la secrétaire générale de l'INRS,
responsable de la gouvernance et des
ressources humaines; Mme Dalida Poirier, adjointe exécutive du directeur
scientifique et responsable des enjeux internationaux;
M. Claude Arbour, qui est le directeur de l'administration et des finances, qui
est responsable aussi des affaires
professorales; et finalement M. Charles Gignac, étudiant au doctorat au Centre
Eau Terre Environnement et président de l'association des étudiants de
ce centre.
la Présidente, si vous le permettez, je passerais brièvement la parole à notre
présidente du conseil d'administration pour l'introduction.
Mme Bell (Mary-Ann) : Merci, Daniel. Alors, bonjour à tous. Je suis vraiment contente de pouvoir
être ici pour accompagner l'équipe de direction et pouvoir répondre à
vos questions. Simplement pour vous dire, moi, je suis une diplômée de l'INRS. Je suis active au conseil
depuis plusieurs années et j'ai la chance de pouvoir en diriger le conseil
depuis maintenant deux ans, ce dont je suis très honorée.
Nous
avons un conseil qui est très, très efficace et très engagé, et un conseil, je
vous dirais, qui est très soucieux d'accompagner
vraiment l'INRS et de lui donner tout son appui pour rencontrer vraiment sa
mission, qui est une mission quand
même assez particulière au service de notre communauté. Et globalement je vous
dirais qu'à l'INRS vraiment ce qui
règne, c'est vraiment un très grand souci de performance, une très grande
rigueur et aussi un souci de collaboration. Alors, sur ce, comme on n'a
pas beaucoup de temps, je te repasse la parole.
M. Coderre
(Daniel) : Merci. On avait prévu 30 minutes de présentation. Je
comprends que, compte tenu des contraintes
de temps, je vais essayer de faire ça très rapidement. Donc, ça sera un
portrait subliminal de ce que nous sommes à l'INRS, mais j'espère
pouvoir vous convaincre de la grande qualité de cette université.
L'INRS, c'est
une université, puis c'est une université toute particulière, atypique sur
l'échiquier canadien, sur l'échiquier
international de façon générale. Nos lettres patentes indiquent que nous sommes
une université qui a comme missions
les missions essentielles des universités, soit la recherche et la formation.
Cependant, nous sommes concentrés sur
la formation d'étudiants de maîtrise, et de doctorat, et au niveau
postdoctoral, avec aussi une mission de recherche fondamentale appliquée, mais aussi une obligation
de transfert des connaissances et une obligation également de contribuer
au développement économique, social et culturel du Québec.
Je vous
disais que nous sommes une université unique, en ce sens que, lorsqu'on a été
créé, il y a plus de 43 ans maintenant,
ce qui était avant-gardiste, on a défini notre université non pas selon la
façon traditionnelle de disciplines, de
facultés, mais plutôt en quatre centres, quatre centres de recherche et de
formation de haut niveau dédiés aux priorités de développement du Québec, aux priorités de recherche du gouvernement
québécois. Donc, nous faisons de la recherche fondamentale, une recherche fondamentale souvent qui est en rupture avec
les tendances actuelles, ce qui nous permet d'ouvrir de nouvelles portes de la science, d'aller plus loin. Donc, on
est à la fine pointe de ces développements, mais on a une préoccupation
également de faire une recherche appliquée transférable à la société
rapidement.
On a misé,
dans notre université, sur l'acquisition de très grandes infrastructures de
recherche, infrastructures de recherche qui sont de calibre
international, qui se situent parmi les premières ou deuxièmes au monde dans
plusieurs domaines. Et cela nous donne une
excellente attractivité pour nos professeurs, qui viennent en grande partie… en
partie de l'étranger, et pour nos étudiants également, comme je vous le
présenterai plus tard.
Autre
particularité de l'INRS, c'est que nous avons l'exclusivité d'emploi de nos
professeurs, ce qui veut dire qu'ils se consacrent à 100 % de leur
temps aux missions universitaires qui sont celles de l'INRS. Nous sommes une université qui forme des experts, des détenteurs
de maîtrise, de doctorat ou de postdoctorat, donc, concentrés aux 2e et
3e cycles.
J'aimerais
attirer votre attention cependant sur le fait que l'on travaille en
collaboration avec les autres universités, que notre vocation se fait, se construit non pas dans la compétition,
mais dans la collaboration avec nos partenaires universitaires québécois et à l'étranger. On a donc plus du tiers de nos
programmes de formation qui sont des programmes conjoints avec d'autres
universités ici, au Québec.
Tous nos
étudiants de maîtrise et de doctorat reçoivent un soutien financier leur permettant de consacrer 100 % de
leur temps à leurs études et à la réalisation de leur… et à l'obtention de leur
diplôme. Ce que nous avons mis en place également, récemment, ce sont des formations transversales pour que nos
étudiants, lorsqu'ils diplôment de chez nous, aient aussi un portfolio de compétences qui leur permettent d'être de
meilleurs acteurs dans la société. Nous avons mis en place des formations sur l'aptitude à devenir un
chercheur, mais aussi sur l'entrepreneurship, sur l'éthique et sur les langues
également pour qu'ils deviennent des acteurs aussi au niveau international.
recherches sont des recherches, comme je vous le disais, qui sont
fondamentales, mais aussi qui se dirigent très rapidement vers
l'application. On a une préoccupation de valorisation de la recherche; à la
limite, lorsque c'est possible, de
commercialisation de cette recherche. Nous avons des orientations stratégiques
qui sont définies à même les attentes
de la société, mais qui prévoient l'avenir aussi. Parce que, bien sûr, on
répond aux demandes immédiates de la société,
mais on doit prévoir — c'est la mission de l'université — on doit prévoir également ce qui seront les
priorités de demain. Donc, on a aussi cette mission-là qui nous anime.
On a mis en
place une structure qui nous permet de vérifier annuellement la progression de
notre plan stratégique avec des
indicateurs stratégiques présentés à
notre conseil d'administration, des indicateurs opérationnels également.
Et nous avons des professeurs qui
servent d'experts, d'experts pour différents ministères — on a plusieurs exemples qu'on
pourrait vous donner — mais
d'experts aussi pour la société de façon générale.
financement de notre université est atypique également, vous allez le voir. On
a moins de la moitié, 45 %, de nos
financements qui proviennent du budget de fonctionnement du ministère de
l'Éducation supérieure. La grande part, une part extrêmement importante de notre activité est financée à travers
les financements de la recherche, qui sont obtenus au mérite sur l'échelle québécoise, sur l'échelle
canadienne. Nous avons une proportion de 15 % qui vient de services
que nous offrons et qui sont payés par les
partenaires soit industriels, par les partenaires également de d'autres
universités dans certains cas. Et
j'attire votre attention sur le fait que, pour nous, les droits de scolarité
sont un enjeu qui est marginal dans la santé financière de notre
université puisqu'ils ne comptent que pour 1,3 % de nos financements.
Nous avons une recherche d'excellence qui est
axée, comme je vous le disais, sur les besoins de la société. Rapidement, je vous présente ce graphique qui
indique le choix stratégique qu'a fait le Québec depuis plusieurs années, et
qui est de concentrer sa recherche publique dans les universités. Seulement
5 % de la recherche est réalisée dans les organismes publics qui ne
sont pas universitaires, alors qu'en Ontario c'est 16 %, qu'au Canada
c'est 11 % de façon générale, 13 %
aux États-Unis et 14 % en France. Donc, le Québec a fait le choix de
concentrer sa recherche publique dans
les universités. Et c'est un bon choix, puisqu'il permet, tout en faisant une
recherche d'excellence, aussi de former des personnes hautement
qualifiées qui agiront par la suite à partir de ces connaissances. Et l'INRS, à
cette lueur-là, est
important, puisque, comme nous consacrons une grande
partie de nos activités à
la recherche, nous devenons un bras de recherche du gouvernement
québécois.
est une université très performante en recherche. On se classait, jusqu'à
l'année passée, première au Québec en
termes d'intensité de recherche, c'est-à-dire financement externe par
professeur. Malheureusement, cette année, on a été tout juste dépassés
par l'Université de Toronto, mais on est dans ce club sélect, là, du plus de
400 000 $, avec l'Université de
Toronto. Et je peux vous prédire que l'année prochaine nous redeviendrons
premiers sans aucun problème. Et ça,
ça marque ici la performance de nos professeurs en ce qui concerne les
financements externes de recherche. On a, malgré une décroissance des financements, au Québec, des subventions de
recherche, maintenu notre seuil au-dessus de 25 millions depuis 2009‑2010. On a une
part importante, au-delà de
16 %, de contrats de recherche qui sont faits avec les partenaires
des milieux utilisateurs. Et nous sommes très performants — ce
sont les colonnes du haut — dans
le financement des grandes infrastructures de recherche à travers la FCI et
Infrastructure du savoir.
Nous
sommes répartis entre… alors sur deux pôles : Québec,
avec le centre Eau Terre Environnement et le siège social, l'administration, donc, de l'INRS; et la région de Montréal,
à Varennes, avec le centre Énergie, Matériaux, mais aussi à Montréal pour Télécommunications; le centre Institut
Armand-Frappier... INRS—Institut
Armand-Frappier, dédié à la santé, qui est à ville de Laval, et, à Montréal
centre-ville, notre centre Urbanisation, Culture, Société.
vais passer rapidement sur ces enjeux, vous pourrez les lire, mais ils
décrivent les axes de recherche prioritaires que nous avons identifiés, entre autres celui de l'amélioration
environnementale, des énergies durables et des ressources naturelles. Et vous avez ici plusieurs exemples
très parlants, je pense, de notre contribution dans ces domaines-là, de la même
façon en ce qui concerne les enjeux urbains, culturels et sociaux, où nous
étudions les personnes dans la ville, la relation entre ces personnes,
les enjeux d'immigration et les enjeux de rapports intergénérationnels, de
dynamiques familiales, etc.
Donc,
nous avons un centre, là, très performant aussi sur la culture et également sur
les populations autochtones. Notre
centre Institut Armand-Frappier, et vous le savez, est un centre extrêmement
reconnu du point de vue de tout ce qui
est maladies infectieuses, de l'immunologie. Mais nous travaillons également
sur les enjeux de santé environnementale, relation entre pollution, contamination et santé humaine, et aussi sur
la toxicologie, mais également s