Labour and the Economy — 13 March 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2020-03-13

Quebec — Committees

Labour and the Economy — 13 March 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2020-03-13

Quebec — Committees

L'impact, là,

c'est majeur sur nos économies, puis vous le savez, puis, dans chaque

circonscription, ils ont la même chose, là. Le Centre de congrès, à

Rimouski, là, presque tout a été annulé. La fin, là, du club de... tu sais, le

club de hockey L'Océanic, qui attirait plein

de monde à Rimouski, qui est un élément de l'économie pour les restaurants, ça

donne un... c'est un coup dur, là, pour

notre région. L'entreprise touristique, c'est vraiment difficile à... et ils ne

voient pas trop comment qu'ils vont

faire pour s'en sortir de cette... plusieurs impasses, d'un manque de liquidités.

Parce que c'est ça, le problème, souvent, pour ces entreprises-là, ce

n'est parce qu'il y a un mauvais plan d'affaires ou un mauvais modèle d'affaires, c'est qu'à court terme il y a un

manque de liquidités qui fait qu'ils peuvent passer à la trappe. Nos

intervenants, dans nos régions, les gens qui soutiennent les entreprises, soit

les CLD ou d'autres entreprises du genre, d'autres organisations du genre, ils ont des... les agents de développement qui

sont là sont débordés d'appels et ils ne savent pas trop comment répondre à ces entrepreneurs, ces

entreprises qui sont à court de liquidités, souvent. Souvent, ces

organisations-là gèrent des fonds, des fonds

dédiés par le gouvernement ou les... puis des fonds qui... autant du

gouvernement du Québec que du

gouvernement du Canada, il y a des protocoles de remboursement, il y a

différentes... et ils sont pris un peu avec ça, à faire respecter ces

protocoles-là.

J'aimerais

savoir de la ministre, est-ce que des mesures ont été prises ou sont en

réflexion. Et est-ce qu'il y a des communications

qu'il fait avec ses agents de développement dans chacune des régions du Québec?

Est-ce que... Pour l'instant, ce

qu'on m'en... ce que j'en sais, c'est qu'ils n'ont aucun... ils n'ont pas de

lien, là, ils ne savent pas trop c'est quoi, leur direction, ou les directives qu'ils pourraient faire, ou les

méthodes qu'ils pourraient appliquer. Pour l'instant, on me dit qu'ils n'ont rien. Ils sont un peu dans le néant,

ils attendent. Et c'est clair que, là-dessus, parce qu'il a décentralisé

certains fonds, le gouvernement a encore le pouvoir de changer certains

éléments des protocoles de chacun de ces fonds-là. Est-ce qu'il y a quelque

chose qui pourrait être fait pour nos régions?

Même chose

pour... Tous ces agents de développement qui sont là, qui sont complètement

débordés, est-ce qu'on pourrait leur

donner, je ne sais pas, moi, des... une aide supplémentaire? Est-ce qu'il y

aurait des lignes téléphoniques, ou je ne

sais pas trop? Mais la situation est très, très, très difficile, là, et ça va

aller en empirant. Je parlais aux gens du cégep ce matin, il va y avoir... tu sais, il y a un impact,

là, qui... Puis, dans nos régions... Je peux comprendre qu'au niveau

national on a... on se donne un plan

d'action pour l'économie, mais... puis je pense que, là, c'est là que la

ministre déléguée au Développement régional aurait un rôle à jouer,

c'est de s'assurer que ce plan-là soit aussi bien compris dans chacune des régions, et soit adapté à la réalité de

chacune des régions, et que nos agents de développement, ceux qui portent

ou qui travaillent auprès des entrepreneurs, soient en ligne directe avec elle

ou avec le gouvernement pour saisir exactement les outils qui leur sont donnés

puis agir rapidement.

Je le répète

puis je regarde encore, là, mon collègue, mon voisin de Rivière-du-Loup, qui

connaît exactement à peu près les

mêmes choses que moi, deux centres de congrès importants, chez vous, même

chose, l'industrie de la motoneige, chez

vous, c'est important, on partage les mêmes inquiétudes, j'en suis convaincu.

Ça fait qu'il faut maintenant, tout le monde

ensemble, là, essayer de... avec... en sachant mieux ce que... où la ministre

déléguée au Développement régional veut aller et qu'est-ce qu'elle veut faire, comment nous, de notre côté, on

peut être aussi des gens aidants et faire

partie de la solution, trouver... pour que nos entreprises

passent à travers ça et qu'on garde ces fleurons en région, qui sont

vraiment importants, qui créent de l'emploi.

Tu sais, je pense

aussi, en terminant, à tous ces entrepreneurs de... ces travailleurs de

l'extérieur qui vont venir pour notre...

pour l'agriculture, là, les maraîchers, les... Tu sais, ça aussi, là, il y a

beaucoup d'inquiétude, savoir est-ce que ces travailleurs-là qui viennent de l'étranger, qu'on a besoin, est-ce

qu'ils vont être là encore cet été, est-ce qu'ils vont pouvoir être là.

Ça peut déstabiliser toute une industrie qui est importante pour nous autres.

Ça fait que

vous voyez les questions, puis je le sais, que vous les connaissez aussi, que

vous les avez reçues aussi. Tout ce que je voudrais, de mon côté, c'est

de mieux les saisir, mieux connaître vos outils, qu'est-ce que vous allez

proposer et faire en sorte de vous aider à faire que ces outils-là soient plus

collés aux réalités des régions.

On a une

belle grande région, le Bas-du-Fleuve, la Gaspésie, on a travaillé fort pour se

relever d'années difficiles. Maintenant, on est capables de le faire, on

a une industrie, on a des gens qui sont innovants, on est capables de le faire. Il ne faudrait pas que tout ça soit mis en

danger par ce qui arrive maintenant. Et, pour ça, il faut travailler

ensemble, au-delà des partis politiques, et

c'est ce que j'espère qu'on pourra faire aujourd'hui, en discuter, pas vraiment

en débattre, mais

en discuter puis voir qu'est-ce qu'on peut faire ensemble pour que notre région

ne prenne pas de recul et continue à prospérer. Merci, Mme la

Présidente.

Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député de Rimouski. Je cède maintenant la parole à Mme la

ministre déléguée au Développement économique régional pour une période de

10 minutes.

Mme Proulx (Côte-du-Sud) :

Merci, Mme la Présidente. Je remercie d'abord mon collègue le député de Rimouski de m'interpeler aujourd'hui sur ce sujet.

Puis je vais profiter, moi également, de l'occasion, vu la situation,

pour rassurer la population. Évidemment, c'est une situation pas facile, ce

qu'on vit en ce moment, mais la situation est en contrôle, ça, je tiens à le mentionner, je tiens à le mentionner à

l'ensemble de la population, puis on est en mode prévention. On n'est

pas encore dans la gestion de crise, on est en mode prévention, puis toutes les

actions qui se prennent, actuellement, par

le gouvernement, c'est pour prévenir une situation plus dramatique. Il en va de

même pour les entreprises.

Donc,

actuellement, on est à pied d'oeuvre. Le gouvernement du Québec a annoncé la

création de deux comités d'urgence,

soit un en santé, un autre en économie. Nous nous sommes rencontrés à quelques

reprises déjà pour trouver des mesures

concrètes rapides pour accompagner les entreprises, qui déjà commencent à vivre

des situations particulières, même après le blocus ferroviaire. Donc, un

programme pour les situations d'urgence a été débloqué à cet effet, donc déjà

des entreprises peuvent être aidées. Donc, ça, là-dessus, on est déjà en action

pour soutenir nos entreprises.

On est déjà

en action aussi pour prévenir l'augmentation des cas. Donc, le premier ministre

a été clair hier avec les mesures qui

ont été annoncées. À chaque jour, le premier ministre fera des annonces à

11 h 45 pour faire les suivis de la situation. Je tiens donc à rassurer la population, aujourd'hui,

concernant la COVID-19. C'est important de le mentionner et de rassurer

la population, on est en mode prévention, on n'est pas en gestion de crise.

Je vais quand

même parler du sujet dont il est question aujourd'hui. Notre gouvernement n'a

pas attendu pour se mettre au boulot

et poser des gestes concrets concernant le développement économique des

régions. Dès octobre 2018, on a dû

travailler très fort. J'ai travaillé très fort aussi avec les équipes au

ministère pour ramener les questions du développement économique régional au sein de l'appareil

gouvernemental, puisque, politiquement, depuis 15 ans, elles étaient

complètement évacuées. On a vu aussi en région les nombreuses fermetures de

services, les nombreuses fermetures de

structures au niveau des CLD, au niveau des CRE, évidemment. Donc, dès notre

entrée, on est à bâtir, à rebâtir des structures de concertation, de

partenariat, de développement économique et d'innovation au niveau régional.

Je m'étais

donné comme objectif, comme ministre déléguée au Développement économique régional,

quatre points, soit de redonner la

place aux régions et les mettre au coeur des priorités gouvernementales,

dynamiser et revitaliser les communautés rurales — vous l'avez souligné, M. le député de

Rimouski, la ruralité a été complètement évacuée du discours, hein,

parce que c'est surtout des gens de l'urbanité et de la mondialité qui

siégeaient au gouvernement auparavant — innover et rendre les régions aussi plus

prospères, voilà un autre de mes grands objectifs, apporter une vision

renouvelée de l'approche territoriale et du développement économique régional.

Il était plus que temps d'aborder

l'entrepreneuriat avec une approche renouvelée, et c'est pourquoi j'ai entrepris une tournée du Québec, en

janvier 2019, afin de prendre le pouls des acteurs régionaux, des

entrepreneurs et des citoyens sur

tout le territoire. Au cours de cette tournée, j'ai eu l'occasion de rencontrer

des dirigeants d'entreprise, des acteurs

socioéconomiques et des partenaires de l'écosystème du développement économique

régional. D'ailleurs, plusieurs d'entre eux m'ont mentionné qu'ils

étaient heureux de constater qu'enfin ils étaient écoutés par le gouvernement.

Je rappelle ici certaines mesures-phares de

notre gouvernement pour dynamiser les régions : l'accès à des services Internet haut débit — on est déjà, d'ailleurs, en action à ce

sujet, je pourrai vous en parler plus en détail tout à l'heure; la transformation numérique des

entreprises — on s'est

aperçu, dans cette tournée et bien au-delà, que plusieurs entreprises tardaient à s'automatiser, à se

robotiser, à se numériser, ce qui occasionne aussi à... bien, ce qui ne

facilite pas la notion de pénurie de

main-d'oeuvre, donc on veut favoriser cet aspect, la transformation numérique

des entreprises; ensuite, l'innovation, comment on soutient l'innovation

pour faire les choses différemment; puis augmenter les exportations de nos

entreprises.

Au niveau d'Internet haut débit, je rappelle que

400 millions ont été alloués jusqu'en 2026 dans le budget de 2019‑2020 pour la mise en place d'infrastructures

de télécommunications. En octobre dernier, nous avons lancé le premier appel de projets Régions branchées, doté d'une

enveloppe de 100 millions. Les projets soutenus permettent d'offrir

l'accès à un service Internet haut débit de qualité,

puis d'ailleurs on va pouvoir annoncer davantage au cours des prochains

jours.

L'économie mondiale amène les entreprises à

innover, à se moderniser et à renforcer leur compétitivité en misant sur l'immense potentiel qu'offre

l'industrie 4.0. Je rappelle que 11,5 millions sur cinq ans ont été

accordés dans le budget 2019‑2020

afin de bonifier le programme Audit 4.0. Dans le budget 2020‑2021, pour

soutenir les acquisitions de nouvelles

technologies et assurer la transformation numérique des processus et des

productions, une somme de 526 millions d'ici 2025 est allouée dans le budget 2020‑2021 pour la création

d'un crédit d'impôt à l'investissement et à l'innovation, le C3i, quand

même une mesure fort importante.

Au niveau de

l'innovation, notre gouvernement a renforcé l'efficacité et l'efficience de ses

outils pour promouvoir la recherche en entreprise en regroupant

plusieurs mesures d'aide financière dans le Programme Innovation. Ce qu'on s'aperçoit, c'est que seulement 23 % des entreprises, au Québec, sur les

250 000 ont accès à l'innovation ou utilisent les processus d'innovation pour se transformer.

Pour l'année 2019‑2020, 227 aides ont été octroyées dans le cadre du

volet 1 de ce

programme. Parmi ce nombre, 140 aides totalisant 12 millions d'investissements

du gouvernement ont été accordées. Il

y a donc un réel besoin. En 2020‑2021, une bonification de 10 millions a

été allouée dans le budget pour le Programme Innovation.

Une somme de

91 millions a été allouée dans le budget 2020‑2021 pour l'instauration

de la déduction incitative pour la

commercialisation des innovations. Ça, c'est un volet important. Plusieurs

entreprises nous ont mentionné, au cours de la dernière année, le peu de soutien à la commercialisation. C'est un

élément important, parce qu'on est capables de faire de la recherche, au Québec, on a des chercheurs de

haut niveau, des grands talents, mais on n'est pas capables de commercialiser toujours les résultats de ces

recherches, puis on constate un vide entre le monde de la recherche et le

monde des affaires. Donc, on veut combler ce vide par ces sommes induites au

budget.

Toujours en

2019‑2020, grâce aux regroupements sectoriels de recherche industrielle,

99 projets de recherche collaborative étaient en cours de

réalisation dans les régions du Québec.

Par ailleurs,

on a annoncé, là, la création de 18 espaces régionaux d'accélération et de

croissance. Ces espaces régionaux

sont des lieux de convergence qui faciliteront la concertation, la

collaboration et la communication entre les acteurs socioéconomiques d'une même région pour mieux accompagner les

entreprises ainsi qu'optimiser les façons de faire et résoudre les

problèmes. On veut vraiment être en mode action.

Au niveau des

exportations aussi, tant le dernier budget que ce budget... dans ce budget-ci,

c'est 157,5 millions qui sont

inclus pour favoriser les exportations. Évidemment, dans le contexte actuel,

hein, toutes ces sommes seront toujours... restent au budget, mais on

aura d'autres formes de soutien, là, pour faire face à ce qui s'en vient pour

les entreprises.

Je le dis

souvent, le rôle des entreprises est intrinsèquement lié au développement des

régions. D'un côté, les régions ne peuvent penser exister sans une place

prépondérante des entreprises, et de l'autre les entreprises ne peuvent se développer dans un désert social. Je pense que

c'est ce que voulait dire le député de Rimouski lorsqu'il dit que le

MAMH travaille d'un côté et le Développement

économique, d'un côté. Il faut se

dire que, depuis 15 ans, on a divisé l'occupation du territoire, l'aménagement du territoire et le développement économique, puis c'est ce que notre gouvernement tente de faire, actuellement, c'est de les rapprocher puis de s'assurer qu'on

ait une action cohérente pour le développement des régions.

Donc, en entrepreneuriat, on a démontré aussi notre intérêt marqué pour l'importance de former les

entrepreneurs. Ayant moi-même été

entrepreneure, j'ai pu... j'ai été à même de voir comment que ce n'est pas

évident de démarrer une entreprise.

Donc, de la création... des écoles d'entrepreneuriat du Québec

dans plusieurs régions offrent des

formations spécifiques pour les entrepreneurs dans presque chaque région

administrative. On est à huit, maintenant.

Je pourrai

parler de l'économie sociale aussi, un plan d'action qui sera annoncé sous peu

en économie sociale avec une approche renouvelée et une priorisation

pour le développement du territoire.

Puis finalement, encore pour intégrer davantage

les notions d'aménagement du territoire et les notions de développement économique de chacune des régions,

une stratégie de développement économique régional sera annoncée en septembre prochain. Cette stratégie est

actuellement en cours de construction avec plusieurs acteurs de la société

civile, des élus pour ramener une vision du

développement régional, une vision qui n'existe pas au Québec depuis plus de

20 ans. Donc, c'est ça qu'on va s'apprêter à faire, Mme la

Présidente, au cours des prochains mois.

Présidente (Mme Boutin) :

Merci, Mme la présidente. Nous allons maintenant procéder en alternance

aux interventions de cinq minutes, selon la

séquence suivante : un député de l'opposition, la ministre, un député du

groupe formant le gouvernement, et ainsi de

suite. M. le député de Rimouski, vous avez la parole pour un maximum de cinq

minutes.

M. LeBel : Merci. J'avoue que

je suis un peu déçu, la ministre dit qu'on n'est pas en gestion de crise. Le Parlement à Ottawa vient d'annoncer qu'il va

fermer. En tout cas, je ne sais pas qu'est-ce ça prend pour montrer

qu'on est en situation de crise. On est en

situation de crise, et notre économie régionale, nos entreprises en région sont

en... peuvent... vivent une situation

de crise, un manque de liquidités. Ils veulent savoir qu'est-ce qu'il va y

avoir comme aide. Je comprends, là,

que la ministre s'est préparée puis que les notes étaient toutes préparées

d'avance, mais on ne peut pas lire des

notes préparées d'avance comme si rien ne s'était passé depuis trois, quatre

jours, il y a quand même quelque chose qui vient d'arriver, là. Je

voudrais juste qu'on s'ajuste un peu, moi.

Je l'ai

expliqué, nos entreprises font face à des manques de liquidités, sont donc

mises en danger. Les intervenants économiques

dans nos MRC ne savent pas trop comment répondre, sont pris à gérer des

programmes qui n'ont pas bougé, là,

qu'on ne sait pas s'il va y avoir des ajustements ou pas pour permettre aux

entreprises de passer. C'est à ça que j'aimerais avoir des réponses, là. Est-ce que la ministre, qui est déléguée au

Développement régional, est capable de mettre en réseau tous ces intervenants économiques de chacune des

régions en réseau pour leur dire... communiquer rapidement avec eux autres à chaque jour pour leur dire qu'est-ce

qu'on peut faire pour soutenir nos entreprises qui sont en difficulté,

donner des réponses à ces gens-là pour qu'ils puissent eux autres mêmes donner

des réponses aux entrepreneurs? Il y a toute une méthode, là, il y a toute une

démarche qu'il faut mettre en place rapidement.

C'est sûr,

là, que la ministre avait des choses au feu, là, qu'elle voulait faire bientôt,

mais là on met ça un peu de côté puis

on se fait une opération d'urgence, là. Il faut aider nos entreprises là,

maintenant, avec des façons différentes. Je comprends, les programmes, on pourra y revenir plus tard, mais là il y a

quelque chose à faire différemment. Et, je répète, notre monde en région, ceux qui viennent en aide

aux entreprises sont débordés. Ils veulent avoir des réponses et ils

veulent travailler avec le gouvernement. Et

nous autres aussi, les députés, là, on veut trouver... donner... Tu sais, moi,

tantôt, la lettre que je vous ai lue,

là, c'est une lettre qu'on m'a envoyée, là. Je veux parler à cet

entrepreneur-là, moi, je veux lui dire qu'est-ce qu'on va faire pour... Ça fait

qu'on... c'est ça que je demande à la ministre, qu'elle me le dise

exactement, qu'est-ce qu'on peut faire, actuellement.

C'est sûr que

j'ai des questions précises que je m'étais préparées. Entre autres, il y en a

une que je voudrais avoir la confirmation

ou pas. On me dit qu'au ministère de l'Économie et Innovation, avec toute la

restructuration, il y aura un bureau

régional, maintenant, pour le Bas-du-Fleuve, la Gaspésie et

Chaudière-Appalaches, pour ces trois MRC là, avec peut-être quatre ou

cinq conseillers. Si c'est ça, la situation, déjà ce n'est pas acceptable.

C'est la première fois que je vois qu'on a

l'élément région Bas-Saint-Laurent, Gaspésie et Chaudière-Appalaches, là. Ça,

c'est tout nouveau avec ce gouvernement-là,

là, je n'ai jamais vu ça dans le passé. Et moi, j'ai hâte de voir les

Beaucerons appeler au bureau régional de Rimouski pour avoir de l'aide.

Tu sais, il y a quelque chose de nouveau dans la culture. Et actuellement, dans

la situation actuelle, ce n'est pas ça qu'on

a besoin, on a besoin des gens du ministère un peu partout dans les régions,

faciles d'accès, surtout là, dans la

situation de crise qu'on a, où les entreprises ont besoin d'avoir de

l'information. Ce n'est pas le... Avant,

il y avait un bureau dans Gaspésie, un bureau dans le Bas-Saint-Laurent, un

bureau en Chaudière-Appalaches. Là, c'est

quoi, l'idée, là, de faire cette immense région là? Parce que je ne sais pas

c'est quoi, la logique. Déjà, je ne savais pas c'est quoi, la logique,

au passé, et là, actuellement, avec la situation, c'est encore pire.

Il faut que

tous les... ce qui vient en aide aux entreprises du gouvernement puis les

organismes décentralisés qui sont

avec les MRC, il faut que tout le monde travaille ensemble, ensemble, avec des

lignes de communication rapides pour qu'ils puissent agir puis qu'il y

ait des... Il y a des fonds d'aide qui doivent être assouplis pour garder la

liquidité aux entreprises. Je ne suis pas un

spécialiste. La madame... La ministre, elle me dit qu'elle a, dans... parti un

comité. Je ne sais pas quand est-ce qu'elle va nous faire des annonces,

mais c'est ça qu'on a besoin aujourd'hui. Ce que les entreprises des régions du Québec, ce que nos intervenants

économiques dans les régions du Québec, ce que les élus des régions du Québec, ce qu'ils veulent savoir : Est-ce

qu'il y a un plan, un vrai plan pour soutenir nos entreprises pour qu'on

passe à travers cette crise-là, que les

entreprises gardent leurs liquidités et puissent demeurer des fleurons pour

notre économie dans chacune de nos régions

du Québec? C'est ça qu'on a besoin et c'est ça qu'on aimerait avoir en réponse

de la ministre.

Et j'ai

ajouté quelque chose, aussi, en début, c'est... Ces travailleurs étrangers qui

viennent chez nous, qui viennent travailler

dans nos entreprises parce qu'on en a besoin, on a besoin de main-d'oeuvre,

demain matin, si ces gens-là ne peuvent

pas arriver, c'est un impact majeur. Est-ce qu'on est en train de... Est-ce

qu'on se prépare à ça? Et qu'est-ce qu'on donne comme réponse à notre

monde? C'est ce que j'aimerais savoir de la ministre. Puis je comprends que ce

n'était pas ça qu'elle... Il y a trois,

quatre jours, là, quand on se préparait, ce n'était pas ça, puis c'était la

même chose pour elle, mais là il faut comme se revirer de bord, tu sais,

on est rendus là. Merci.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la ministre pour cinq

minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Merci, Mme la Présidente. En effet, le député de

Rimouski a tout à fait raison, et nous

nous sommes déjà, depuis plusieurs jours, revirés de bord, comme il dit. Ça me

fait plaisir de lui dire ce que je peux dire maintenant, puis après, ça

adonne comme ça, mais le premier ministre pourra faire une allocution sur

toutes les mesures, qui vont évoluer au fil

des heures, hein? Ce n'est pas une question de jours, c'est une question

d'heures. Ça évolue d'heure en heure, même parfois de minute en minute.

Par contre,

ce que je peux rappeler au député de Rimouski, c'est que deux comités ont été

mis en place : un premier concernant,

évidemment, la santé publique, le deuxième, qui nous concerne aujourd'hui, sur

lequel je reçois des questions, c'est

le comité économique COVID des ministres, composé du ministre des Finances et

présidé par le ministre des Finances lui-même,

pour être sûrs de pouvoir déjà décaisser des sommes d'urgence, comme le député

le mentionne — ça,

c'est déjà dans nos plans, évidemment — donc ministre des Finances,

ministre de l'Économie et de l'Innovation, le Conseil du trésor, le Tourisme,

parce qu'il y a des enjeux majeurs au niveau touristique, vous l'avez

mentionné, et nous sommes évidemment au courant de cet aspect. Le Québec est un

lieu touristique de haut niveau, et tout ce qui se produit, actuellement, via cette crise de santé publique,

cette situation de santé publique aura un impact direct sur l'économie

des régions via, entre autres, le tourisme.

Évidemment, aussi, la ministre de la Culture et des Communications sera

présente, parce que, vous l'avez vu hier, on

a dû annuler tout regroupement, tout rassemblement de 250 personnes ou plus.

Donc, tous les spectacles intérieurs, c'est

annulé, tout ce qui était prévu à l'horaire est reporté. Donc, ça a un impact

direct sur notre culture. Donc, ça

aussi, la ministre de la Culture est présente. La ministre au Développement

économique régional, donc moi,

évidemment, pour tout ce qui a trait aux régions, c'est important. On est en

travail, actuellement, et en communication constante avec ce qui se passe en région, avec les entreprises via les

directions régionales, et surtout Investissement Québec, parce que c'est Investissement Québec qui est au

coeur, aussi, des financements d'urgence. Puis, en plus de ça, il y a le

ministre des Transports qui est impliqué dans ce comité économique. Donc,

l'idée est de... On a eu déjà quelques rencontres.

Puis le ministre du Travail aussi, qui n'est pas là, hein, ministre du Travail,

qui est présent sur ce comité pour, évidemment,

là, tout ce qui est la... On voit... individuel, il y a toute une approche du

travail individuel qu'on aura à aborder, une question des entreprises, parce que ça va avoir des impacts aussi

sur les gens qui travaillent. Il va y avoir des effets domino qui vont se produire avec la fermeture,

avec l'annulation d'événements, évidemment. On est conscients qu'on est

dans une situation où on a des actions rapides à prendre, et c'est ce qu'on

fait, actuellement.

Vous

comprendrez, mon cher collègue, que je ne peux pas dévoiler toute notre

stratégie parce que ça appartient au premier

ministre d'annoncer tout ce qui se fera, et nous devons avoir une seule voie de

communication, et là-dessus je respecte

ce cheminement important. Toutefois, je peux parler d'un fonds d'urgence qui a

même été voté il y a quelques semaines, qui est là, en place, ouvert

pour les entreprises dont vous parlez. Il s'adresse également aux entreprises

de Rimouski.

L'information sera véhiculée, une fois annoncé, une fois officialisé, tout ça.

On a réajusté les balises, les mesures parce

que ce n'était pas accessible rapidement. Donc là, on l'a fait pour que toutes

les entreprises puissent avoir accès rapidement à un programme de fonds

d'urgence, de fonds de liquidités pour ces entreprises, donc ça sera fait au

cours des prochains jours.

Au niveau des

travailleurs étrangers, vous soulevez un excellent point, point sur lequel nous

nous penchons, actuellement. Nous avons déjà

un plan en construction. Puis je dois dire aussi qu'il y a un autre comité. Je

vous ai parlé d'un comité

ministériel, mais il y a un comité aussi, avec la fonction publique, sur la

mission économique, avec la Sécurité publique,

composé, en plus de ceux que je vous ai mentionnés, du MAMH aussi, qui s'ajoute

pour travailler au niveau de la sécurité

publique et économique aussi, au niveau local et régional. Donc, il y a un

comité de la fonction publique, il y a un comité ministériel, et on travaille de pair et en front commun, de

manière urgente, pour accompagner les entreprises, aussi les individus qui sont au travail. C'est soulevé,

on est conscients. Puis, pour les travailleurs étrangers, bien, il y a un

plan qui se construit. Vous allez avoir

aussi des nouvelles très concrètes à ce sujet, là-dessus, parce qu'on est très

préoccupés. La saison agricole

débutera sous peu, et il en dépend de ces emplois, au Québec, maintenant, nous

en sommes conscients, c'est préoccupant.

Mon travail, c'est de rassurer aussi la population, et nous avons déjà un plan

à cet effet-là, puis on travaille avec l'UPA quotidiennement pour

assurer que les cultures puissent se tenir cette année aussi, malgré la

situation préoccupante de la santé qui a cours, actuellement. Voilà.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. Je cède maintenant la

parole au député de Rivière-du-Loup—Témiscouata.

M. Tardif : Merci, Mme la Présidente. Alors, c'est un plaisir pour moi d'être ici

ce matin. J'aimerais prendre le temps

de saluer tous mes collègues qui sont présents aujourd'hui, en particulier mon

collègue du Bas-Saint-Laurent, à l'est du

comté que je représente, le député de Rimouski, au bout de la 20, presque, qui

a convoqué cette rencontre pour parler de développement régional. Je comprends très bien le sens des questions du

député de Rimouski. Je pense, avec certitude, que la ministre vient de

répondre, c'est le premier ministre qui est l'interlocuteur, qui est la voie de

communication pour l'ensemble de la situation, et je pense qu'elle nous a

expliqué de long en large le processus, actuellement, dans lequel nous sommes.

tiens également à vous le souligner, et vous le savez pour la majorité, je suis

un gars de région. J'ai grandi en région,

j'ai choisi d'y faire ma vie. Et vous comprendrez que le développement régional

me tient non seulement à coeur, je l'ai

vécu, je le vis encore et j'en suis extrêmement fier. À ce sujet, d'ailleurs,

j'ai eu la chance, dans ma vie professionnelle, de travailler dans ma

région et dans l'ensemble des régions du Québec également, et, entre autres,

j'avais comme rôle, à une époque, de faire rayonner les différents projets

d'entreprises qui devaient sortir de nos régions.

clients... j'étais comme... stratégie en communication en marketing, donc mes

clients cherchaient des manières de faire valoir leurs produits au sein

même de la région, mais aussi à l'extérieur des limites de notre territoire et

dans l'ensemble du Québec, du Canada et même

des États-Unis. En travaillant avec les entrepreneurs de mon coin de

pays, j'ai pu constater la qualité des

produits et des services offerts sur le territoire, mais aussi la volonté, la

volonté des entrepreneurs de

consolider leurs acquis et de passer à une vitesse supérieure, ce que j'appelle

une attitude positive, pour la création d'emplois, ce que M. le député de Rimouski mentionnait tantôt,

c'est-à-dire de travailler en équipe pour pouvoir aller plus loin.

dit souvent que les PME doivent être au coeur de la stratégie du développement

économique de toute région. Je peux

vous assurer que, dans le comté de Rivière-du-Loup—Témiscouata, qui fait

partie de la belle et grande

région du Bas-Saint-Laurent, on prend cet

adage au sérieux. 2016, Rivière-du-Loup était la ville... une des villes les

plus propices pour démarrer ou pour faire croître une entreprise, selon

la fédération de l'entreprise indépendante.

Donc,

il existe une volonté en région... il existe vraiment une volonté, en région et

dans l'ensemble, aussi, des régions du Québec, de créer une richesse

économique et de stimuler le développement des entreprises.

où les entrepreneurs vivent une situation plus difficile en ce moment, c'est

quand ils essaient de trouver du personnel

pour combler des postes nécessaires à leur fonctionnement ou à leur expansion.

On parle de rareté de la main-d'oeuvre,

c'est dans le Bas-Saint-Laurent, c'est dans le comté de Rivière-du-Loup—Témiscouata, c'est à la grandeur du Québec.

La réalité, c'est qu'on a de la difficulté à vendre nos régions. Je suis

certain que mon collègue de Rimouski comprend ce que je dis. On a plein de

projets pour nos régions, mais on a de la difficulté à recruter, surtout quand

on parle d'amener des gens des centres plus

urbanisés et à les relocaliser en région, et j'aurai l'occasion d'y revenir un

petit peu plus tard.

peut aussi dire qu'on a de la difficulté à les vendre auprès des grandes

entreprises. C'est aussi une problématique. Notre région, dans le

Bas-Saint-Laurent, a été souvent l'enfant pauvre de ces grandes compagnies qui

avaient besoin beaucoup d'énergie, ce qui n'est plus le cas, actuellement. On

est rendus une région écologiquement favorable.

Ce qui a été notre faiblesse dans le passé devient notre force aujourd'hui en

termes de marketing, et nous en sommes bien heureux, maintenant.

Mais

qu'est-ce qu'on peut faire pour régler ça? Plusieurs acteurs doivent se poser

des questions sur leur manière d'agir

pour qu'on trouve des solutions complètes, comme vous l'avez mentionné. Du côté...

Un, donc, les... Plusieurs... Ces acteurs-là,

moi, j'en identifie trois, ce matin. Les entrepreneurs, un, doivent se

demander : Est-ce qu'on offre, salarialement, des situations assez motivantes, suffisantes et

compétitives? Est-ce qu'on offre des conditions d'emploi qui sont

attrayantes pour nos employés? Et est-ce que

notre stratégie de ressources humaines et de recrutement est efficace? Pour

moi, c'est un.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député. Je dois maintenant céder la parole à Mme la députée de

Saint-Laurent pour cinq minutes.

Mme Rizqy :

Merci beaucoup. C'est vrai qu'aujourd'hui c'est assez exceptionnel de se rencontrer,

vendredi 13 mars, avec tout ce qui se

passe, présentement, dans le monde, mais aussi chez nous, au Québec. Et j'en

profite aussi pour dire merci à tout

le personnel en soins de santé. On peut penser à nos infirmières, infirmières

auxiliaires, préposés aux bénéficiaires,

évidemment, nos médecins, les urgentologues, les ambulanciers, tous ceux qui

travaillent à Info-Santé. Puis il faut

aussi penser au personnel de soutien qui, présentement, plus que jamais, sont

en train de s'affairer à nettoyer autobus, rames de métro partout pour vraiment s'assurer de réduire au maximum les

risques de propagation. Alors, un immense merci à tous ces gens qui, en ce moment, prennent soin de nous, de notre

monde. Et, sincèrement, je pense, c'est une belle occasion aussi pour nous de réfléchir sur comment

qu'on veut se conduire pour les prochaines fois, parce que, malheureusement, on ne sera jamais à risque qu'une

autre maladie ou une autre infection apparaisse dans le monde et vienne

jusqu'à chez nous, au Québec.

en parlait des fois, vous savez, le télétravail. Parce que probablement que,

dans quelques minutes, quelques heures,

on va peut-être annoncer la fermeture des écoles et que, là, il va y avoir des

parents qui vont se retrouver avec les enfants,

peut-être pendant une semaine, peut-être pendant deux semaines. Et c'est ici

une occasion assez importante aussi pour nous de réfléchir à comment

que, la prochaine fois, on veut, en amont, travailler.

pour parler de télétravail, encore faut-il avoir Internet. Et ce n'est pas

partout au Québec qu'on a Internet haute vitesse. Je sais que la

ministre a déjà réfléchi pour Internet. En campagne, on parlait d'avoir

100 % des Québécois connectés à haute

vitesse à l'intérieur du premier mandat. Puis, par la suite, ça a été réduit à

100 000 résidences sur une période de sept ans. Il resterait

donc environ 140 000 résidences à être connectées à haute vitesse par

la suite.

Alors,

moi, évidemment, je ne prendrai pas tout mon temps pour m'étaler. Je veux être

vraiment très précise parce qu'on

peut vraiment s'assurer, dans une perspective plus court terme, de s'assurer

que tous les Québécois sont connectés, pas

seulement ceux qui sont dans les grands centres. Il faut vraiment penser à ceux

qui sont en région. Je me demande, Mme la ministre, est-ce que vous avez

un plan plus court terme à nous proposer en lumière des nouveaux faits, de

l'actualité, de voir comment qu'on peut, vraiment, là, aller un peu plus vite

puis essayer de respecter l'engagement initial de connecter 100 % des

Québécois à haute vitesse. Merci.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la députée. Mme la ministre, vous avez

maintenant cinq minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Merci, Mme la Présidente. Je remercie, pour cette

question, la députée de Saint-Laurent.

C'est une question très préoccupante. Puis, moi-même, c'est une des raisons qui

m'a menée en politique. Je suis une

mère de trois enfants d'âge scolaire et préscolaire. J'habite dans une

campagne, dans un milieu rural de 1 000 habitants, où on a besoin d'Internet, nous aussi, pour être à

la page et avoir accès à la planète. Donc, c'est une question

préoccupante puis c'est une raison qui m'a

amenée en politique, puisque je m'apercevais qu'il n'y avait pas encore

Internet.

Malgré plusieurs efforts,

rien n'a donné les résultats escomptés. Donc, quand j'ai vu que la Coalition

avenir Québec mettait en priorité

l'idée de brancher tout le monde, même dans le fond des rangs, moi, ça m'a plu énormément.

C'est une des raisons qui m'a amenée en politique.

Donc, dans cette

perspective-là, on a d'ores et déjà, le 19 octobre, mis l'épaule à la roue

pour déterminer un plan. On s'est aperçus rapidement qu'il fallait parfois

attendre après le gouvernement fédéral. Il y a eu une campagne électorale

fédérale également. Donc, nous, on n'a pas fait ni une ni deux, on a

décidé quand même de débloquer des fonds du budget 2019‑2020 pour mettre en application, déjà...

On a ouvert un programme, malgré que le fédéral n'embarquait pas immédiatement. On a décidé d'ouvrir pour que, déjà, on branche des gens,

pour ne pas attendre à la dernière minute pour brancher tout le monde. Donc, nous, on a cette perspective-là. On a eu beaucoup

d'offres, beaucoup de demandes, hein? Il y a eu un appel d'offres, il y a eu beaucoup de projets reçus. Puis, au cours des prochains

jours, là, c'est une question de jours et de semaines, on va annoncer

des projets, déjà, qui pourront commencer.

Puis je tiens à mentionner également

qu'on est en train de finaliser l'ancien appel d'offres de l'ancien gouvernement qui avait cours, qui n'était

pas terminé, qui était loin d'être complété. Il restait à peu près une centaine

de projets non signés, malheureusement, de l'ancien gouvernement. Donc, il a

fallu faire celui-là avant d'entrer dans l'autre.

Donc, c'est toutes

des choses qu'on n'avait pas prévues en campagne électorale, mais que, déjà, on

arrive à estomper, à effacer pour aller de l'avant, parce que c'est très

préoccupant pour les gens de la ruralité.

collègues qui sont ici avec moi, députés, vivent la même situation

que moi. On est des comtés ruraux. On est des comtés où les gens... On veut garder nos gens, on veut occuper notre

territoire, et c'est évidemment par une

connexion sur Internet que va passer, aussi, notre occupation du territoire,

notre capacité à travailler dans le contexte actuel.

Vous l'avez

mentionné, dans le contexte de crise ou de situation particulière au niveau de

la santé publique... c'est évidemment

un bon point que vous amenez, la question de télétravail. Si tout le monde pouvait déjà le

faire, ça serait encore mieux, mais ce n'est pas le cas, malheureusement.

Donc, nous allons

travailler, évidemment, avec tous mes collègues à faire avancer ce dossier

d'ici 2022, nous vous le mentionnons. Merci.

La Présidente

(Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. Je cède maintenant la

parole à Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice pour cinq minutes.

Mme Tardif : Mme la

Présidente, bonjour. C'est avec

plaisir et intérêt, finalement, que j'ai accepté de participer à cette interpellation-là,

l'interpellation du député de Rimouski, parce que je suis une fille des régions

et je travaille en région. Je suis née dans

le Bas-Saint-Laurent, d'un père beauceron et d'une petite Cossette

de la Mauricie. Mon premier emploi en

tant qu'ingénieure forestière, c'est dans le comté du député de Rimouski

que je l'ai obtenu, à Trinité-des-Monts, un petit village d'environ

400 habitants dans l'arrière-pays de la Neigette, comme on dit.

Mais,

quand on dit «petits villages», ça peut sembler péjoratif, et j'aimerais

ajouter que ces villages-là ont été bâtis par de grandes personnes, par

de grandes gens. Vous savez, la majorité des députés de la CAQ, le parti majoritaire

au gouvernement, ce sont des députés des

régions, des députés qui ont été élus par et pour les régions. Et, bien que les

villes et les villages le long du fleuve

Saint-Laurent ont environ 300, 350 ans, les villages dans les régions ont

autour de 120 ans. Nos villages

ont été bâtis par des hommes et des femmes qui avaient du coeur au ventre, qui

travaillaient fort. Ce sont eux qui ont

peuplé le Québec et ont... et qui nourrissent encore les grandes villes du

Québec, et qui, depuis des décennies, font du commerce et transigent au

national et à l'international.

Alors, ce

n'est pas vrai que nous, les députés des régions, dans un gouvernement

nationaliste et régionaliste, nous allons

laisser tomber nos régions et nous allons laisser nos régions se dévitaliser.

Non, nous travaillons justement pour offrir davantage de soutien à nos régions, car c'est en région que nous avons

la vraie nature, les grands espaces, la forêt, la faune, les rivières, la beauté des paysages. Ce sont les

régions qui nourrissent les grandes villes, car, oui, nos agriculteurs,

qui nous sont indispensables, sont en région. Nos travailleurs forestiers sont

aussi en région. Et, lorsque les gens des villes veulent prendre leurs vacances pour relaxer, pour faire du plein air,

pour aller à la chasse, à la pêche ou tout simplement pour aller

respirer l'air frais, qu'est-ce qu'ils font? Eh bien, ils vont en région.

Et, dans le

nouveau budget de notre gouvernement, il y a eu de déposé... que le gouvernement, pardon, a

déposé cette semaine, il y a

des mesures concrètes afin de prendre soin de nos gens, afin de conserver et

exploiter nos ressources naturelles de manière respectueuse et durable.

En ce sens, le nouveau budget ajoute des

millions de dollars afin d'accompagner davantage nos producteurs agricoles pour réduire l'utilisation des

pesticides dans leurs champs et pour que davantage de recherches soient

faites. Ceci aura un effet positif sur eux, mais aussi sur l'ensemble des

consommateurs et sur nos terres agricoles si précieuses et dont il faut prendre

soin.

De plus, dans

le budget, est prévu l'ajout de millions de dollars pour faire davantage de

travaux d'aménagement sylvicole dans

nos jeunes forêts, car nos forêts sont comme un jardin, et il faut les cultiver

et les jardiner. Ainsi, comme des carottes

dans le jardin, davantage d'éclaircies seront faites pour donner à nos arbres

suffisamment d'espace et d'éléments nutritifs

afin qu'ils se développent mieux. Aussi, des sommes d'argent sont encore

attribuées à la production des semis, à la production, à la préparation

des terrains afin de reboiser des sites où il n'y aurait pas suffisamment de

régénération naturelle, car une forêt en santé est gage d'une région en santé.

Savez-vous

qu'il y a 60 000 travailleurs dans le domaine de la forêt au Québec et que

près de 200 villes et villages du

Québec reposent sur l'industrie forestière? En ce sens, le député de Rimouski

sera heureux de l'apprendre, un nouveau comité provincial sur la gestion

des forêts privées a été mis sur pied, car le Bas-Saint-Laurent, comme la

majorité des régions du Québec, comme la...

comme ma région, la Mauricie, ce sont des milliers de travailleurs forestiers,

de producteurs forestiers qui

reçoivent des millions de dollars chaque année pour aménager leurs forêts.

Cette semaine, notre gouvernement a

déposé son deuxième budget depuis son élection, un budget qui confirme, par ses

orientations financières, que le gouvernement est à l'écoute des

régions.

Présidente (Mme Boutin) :

Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole au député de Rimouski.

M. LeBel : Merci, Mme la

Présidente. Là, je vais y aller sur des questions plus précises, ça fait que peut-être

les... juste les prendre en note, puis après ça elle va pouvoir y répondre.

Le maire de Rimouski

disait, à la suite du budget : «"On se rend compte, en termes de priorité gouvernementale, que c'est ardu. Il faut se battre tous

les jours pour réussir à faire en sorte que le Bas-Saint-Laurent puisse tirer

son aiguille du jeu", conclut le maire de Rimouski.»

La réaction

au budget, ça a été dur, chez nous. La Chambre de commerce parlait de trahison.

Le fait que la route 20 ne soit pas là, ça a été pris d'une façon très,

très, très difficile. La SOPER, qui, d'habitude, au niveau politique, ne se mêle jamais de rien, mais le président de la Société de

promotion économique à Rimouski est sorti très fort aussi, en se disant qu'il pensait que tout était réglé là-dessus,

qu'on pouvait passer à autre chose, et il était très, très, très déçu de

voir que la route 20 n'était pas ramenée au PQI. Et je vais vous le dire, moi,

j'étais sûr que ça allait être fait. Vraiment, là, je suis... Puis c'est ce que je disais aux médias, je disais : Ah non,

ils vont le faire, c'est certain. Mais non, pas encore cette année, puis

encore il faudra attendre, et ça, je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Si

la ministre a été consultée sur le budget, je ne comprends pas qu'elle n'ait

pas insisté que la route 20 revienne au PQI. Première chose, la route 20,

savoir c'est quoi, là, c'est quoi, le plan de match maintenant que c'est encore

refusé.

Deuxième dossier, les horaires de faction des

paramédics. Ça donne un gros coup à La Pocatière, dans le Témiscouata, dans la Matapédia, en Haute-Gaspésie.

Je sais que la ministre est au fait, le député de Rivière-du-Loup est aussi au fait. Les gens nous demandent, là, qu'est-ce qui va arriver avec ces dossiers-là.

C'est important, si on veut donner des services dans nos communautés

rurales, qu'on ait des paramédics qui soient là, disponibles, et rapidement.

La salle

d'hémodynamie, je ne comprends pas qu'une région comme le Bas-Saint-Laurent, la

Gaspésie, l'Est du Québec, on n'ait

pas accès à cet outil-là. Il y a une grande concertation régionale, là-dessus,

de solidarité. Le préfet de la MRC de

Rimouski, de Rivière-du-Loup—Témiscouata appuie, les maires, les intervenants. Maintenant, il faut

aller de l'avant, et on est... douche

d'eau froide encore cette semaine, quand on a appris que la puissance

centralisatrice de Québec fait en sorte qu'on n'est pas capables de

donner des services, puis qu'on dit même qu'on pourrait mettre des gens en danger de mort si on va à Rimouski, puis il faut

aller à Québec absolument. Moi, je n'en revenais pas. Et j'aimerais ça savoir... je sais bien qu'on n'aura pas ça demain,

mais avoir... au moins savoir qu'on a l'appui de la ministre régionale

et du député de Rivière-du-Loup dans ce dossier-là.

J'aimerais

aussi avoir une réponse sur ce que je disais tantôt sur le ministère de

l'Économie et Innovation. Est-ce que

c'est vraiment vrai qu'on va avoir un bureau régional pour Gaspésie, Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches?

Je n'en reviens juste pas. J'aimerais ça le

savoir et savoir aussi qu'est-ce que la ministre pense du fait... Parce que

la ministre est responsable de trois régions. Je continue à dire que

c'est beaucoup, là. Si la Côte-Nord a le droit à un ministre régional, je ne

peux pas croire que le Bas-du-Fleuve n'a pas le droit à un ministre régional à

temps plein. Et là, bien, ni la Gaspésie, ni le Bas-Saint-Laurent, ni Chaudière-Appalaches

a un ministre régional à temps plein. Et on a vu que c'est très difficile, puis

c'est normal, là, c'est très difficile pour la ministre de couvrir tout ça, et

on sait qu'il y a eu beaucoup de jeux de chaises musicales dans son cabinet

et... fait en sorte qu'on ne sait pas tout le temps qui travaille avec chacune

de ces régions-là. Ça fait que j'aimerais ça savoir, là-dessus...

Puis, je

continue nos revendications, c'est la même chose en Gaspésie. Je pense qu'on

devrait, comme les autres régions,

avoir un ministre régional à temps plein pour chacune de nos trois

régions, et je ne comprends pas pourquoi que... Puis c'est infaisable

pour la ministre de couvrir les trois régions comme elle le fait, et j'espère

que ce n'est pas ça, la conséquence, sur

l'idée d'avoir un bureau régional du MEI pour Gaspésie, Bas-Saint-Laurent, Chaudière-Appalaches,

parce que la ministre est responsable de cette pseudo-grande région là, parce

que ce n'en est pas une, grande région, c'est trois régions.

Et j'aimerais

ça... Parce que la ministre, comme

responsable de chacune de ces régions-là, elle a accès aux comités qui évaluent les projets dans le cadre du FARR, du

fonds d'aide au rayonnement régional, et nous, les députés, on n'a pas

accès, les députés des... on n'a pas accès à ces comités-là, et la ministre,

elle, elle a accès. Mais, comme elle ne peut pas

couvrir les ensembles des régions, c'est souvent ses conseillers, ou je ne sais

pas trop, qui sont là, et les députés qui... on est là qu'on... on est dans notre milieu, on ne peut pas avoir accès,

selon... J'aimerais avoir l'opinion de la ministre là-dessus. Est-ce qu'on ne pourrait pas, tant qu'à faire, les

députés qui sont concernés dans leur région... On pourrait avoir accès, même, en tant qu'observateurs à ces comités, là,

qui analysent les projets qui sont présentés par les gens de chez nous.

Bref, la 20,

les paramédics, l'hémodynamie, le bureau régional du MEI, le fonds d'aide au

développement régional, puis est-ce

que la ministre ne peut pas convenir qu'elle ne peut pas... humainement

possible, là... ce n'est pas possible de couvrir correctement trois

régions. Pourquoi elle, elle fait trois régions, puis son collègue de

Charlesbourg a juste la Côte-Nord à lui tout

seul? Il me semble que ce n'est pas équitable et il me semble qu'on devrait

corriger ça. Et ce n'est pas une

question personnelle, là, à la ministre, c'est juste une façon humaine de

donner des services à notre monde. Merci.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la ministre pour cinq

minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Merci, Mme la Présidente. C'est tout qu'un

foisonnement d'idées auquel on vient d'assister, là. Je ne sais plus par

quel bout le prendre. Je vais bien trouver un premier bout politique.

Je vais commencer par vous dire, M. le député de

Rimouski, que vous avez certainement une grande capacité de mobilisation de vos acteurs locaux et

régionaux, puisque vous êtes la seule région à être contre ce fameux budget,

où vous avez réussi à soulever l'ire de tous

vos représentants locaux et régionaux. Donc, bravo, bravo! De notre côté, on

a vu aussi que la Gaspésie était très satisfaite du budget.

Et pourtant,

dans le Bas-Saint-Laurent, il y a eu quand même beaucoup, beaucoup d'annonces

dans la dernière année, puis même, à

travers ce budget-là, il y a des choses fort pertinentes et intéressantes qui

sortent, dont 444 millions pour

le Bas-Saint-Laurent pour des investissements en infrastructures routières.

Puis, tel que ça a été longtemps mentionné et toujours mentionné, il y a

eu une priorisation de faite — c'est un projet de 1 milliard de

dollars — pour

la 85, une route... la 185, qui était une

route meurtrière réputée, donc, qui menait au Nouveau-Brunswick et qui mène

toujours, et ce sera maintenant la 85. Les travaux sont en cours. Donc,

c'est... On continue ces travaux-là. C'est cette route-là, malheureusement, qui a été mise de l'avant, malheureusement

ou heureusement, parce qu'il y aura moins d'accidents sur les routes

grâce à cet investissement important.

De l'autre

côté, la 20 est toujours un projet important pour nous. Le premier ministre a

été clair là-dessus que, dans un premier mandat, ça serait au PQI. Donc,

on n'est pas à la fin du mandat dans cette perspective-là. C'est un projet qui continue d'être là. On ne l'a pas effacé, mais

il n'est pas dans ce PQI. Donc, ça, je tenais à le dire, puis on est en

action là-dedans, là, c'est un projet qui reste présent.

Il ne faut pas oublier qu'il y a

444 millions qui est là pour le reste des routes du Bas-Saint-Laurent. Le

Bas-Saint-Laurent ne se résume pas à

Rimouski non plus, ça touche aussi toutes les autres municipalités, MRC,

comtés, hein, il y a deux autres députés dans le Bas-Saint-Laurent

aussi. Donc, ça, c'est important de le mentionner.

Par la

suite — là, je

recherche mes notes sur qu'est-ce que vous voulez parler — il y avait l'hémodynamie. Oui, je

vais passer par ça tout de suite. J'ai beaucoup de documents. Vous avez fait

une demande, puis on a... J'étais très au courant

de ce dossier-là. On en a souvent parlé ensemble. C'est un dossier préoccupant

et important en termes de services de proximité

pour les régions. La réforme Barrette

nous a amenés à centraliser les services

de santé. C'est antirégions,

ça. Je l'ai souvent dit, il faut arrêter de

faire du mur-à-mur que ce soit en santé ou dans les autres secteurs importants

de notre société. C'est ce qu'on

s'apprête à faire, on est en train de ramener les services de proximité. À preuve, dans la dernière année, on a amené à La Pocatière, là, davantage de gestion puis s'assurer que les services soient

offerts 24 heures sur 24, sept jours sur sept, malgré le fait que

ce soit un petit hôpital. Donc, ça, c'est superimportant pour nous.

En termes d'hémodynamie, en effet, pour ce genre

de situation quand même particulière et très spécialisée, on a fait affaire avec l'INESSS. C'est la procédure normale

dans le milieu de la santé, c'est l'INESSS qui fait l'étude

scientifique, qui démontre l'intérêt, ou

l'importance, ou la possibilité d'offrir des services loin d'un centre

spécialisé. Puis ce qu'on apporte,

là, ce qui est intéressant, c'est qu'un indicateur très important est le taux

de mortalité intrahospitalier après un infarctus. On s'aperçoit que la moyenne québécoise

est de 5,5 %, la moyenne canadienne, 6,1 %, puis pour le Bas-Saint-Laurent,

5 %. Donc, la moyenne du Bas-Saint-Laurent est déjà inférieure à la

moyenne québécoise, donc c'est important,

quand même, de le souligner. Puis, suite à l'analyse de l'INESSS, on s'est

aperçu que l'hémodynamie n'était peut-être

pas nécessaire pour le Bas-Saint-Laurent, actuellement. Même la Gaspésie

préfère aller à Québec que de pouvoir penser

aller au Bas-Saint-Laurent. Donc, ça, c'est des éléments, quand même, qui sont

clés dans un processus décisionnel, dont le ministère a tenu compte en

prenant sa décision. Vous voulez savoir si... Moi, c'est quelque chose qui est

très préoccupant, vous le savez, pour moi.

Je vais continuer aussi de pousser pour ce dossier-là parce que je crois quand

même à l'intérêt des services de proximité, des services spécialisés de

proximité aussi.

ailleurs, dans le PQI, on voit qu'à Rimouski on a investi pour une nouvelle

urgence, des nouveaux services, des nouveaux

lits en santé mentale dans la dernière année, c'est toujours au PQI, je tiens à

le mentionner. Il y a aussi la réfection du palais de justice de

Rimouski de fond en comble, qu'on voit dans le PQI. Donc, ce n'est pas vrai que

la région de Bas-Saint-Laurent est complètement oubliée de ce fameux budget.

Ensuite,

directions régionales MEI, vous savez, ce n'est clairement pas moi... J'ai

juste neuf secondes, là, je pourrai vous

en parler lors de la prochaine réponse, parce que c'est un dossier très

préoccupant pour moi, avec Investissement Québec et les directions

régionales.

La Présidente

(Mme Boutin) : Je cède maintenant la parole au député de

Beauce-Nord pour cinq minutes.

M. Provençal :

Merci, Mme la Présidente. D'entrée de jeu, je voudrais mentionner que ce n'est

pas notre gouvernement qui a fait disparaître le R pour les régions.

Ceci étant dit, c'est

avec beaucoup de gratitude que je saisis l'occasion offerte par mon collègue le

député de Rimouski de discuter de développement économique régional. Bien que

les opinions sur les manières de faire, sur les stratégies à adopter peuvent

parfois différer, je suis content de voir que c'est un sujet qui touche aussi

les partis d'opposition. Le fait que le

député de Rimouski prenne le temps qui lui est imparti afin de questionner le

gouvernement sur sa stratégie de

développement économique régional en est la preuve. Par le passé, certains ont

pu penser que l'économie du Québec

pouvait compter uniquement sur le Grand Montréal, sur Québec, Trois-Rivières ou

Sherbrooke, que la croissance reposait

désormais uniquement sur l'ouverture mondiale des marchés. Sachez bien que

notre formation politique part d'une prémisse radicalement

différente : l'économie nationale du Québec doit impérativement être une

synergie qui met à contribution le dynamisme des régions et la force

d'attraction des grands centres.

Vous savez, Mme la Présidente, dans mon coin de

pays, en Beauce, nous avons su mettre en valeur l'entrepreneuriat local. Nous avons même une école d'entrepreneuriat

dont la réputation n'est plus à refaire. On pouvait d'ailleurs lire,

dans le journal La Presse ,

il y a moins d'un an, les propos suivants : «Les quelque

800 entreprises dont le P.D.G. s'est entraîné à l'École d'entrepreneurship de Beauce affichent une

croissance annuelle moyenne de 32 %, alors qu'au Québec seulement 6 % des entreprises arrivent à générer un

taux de croissance annuel moyen de plus de 20 % sur une période de trois

années consécutives.» Bien sûr, ces

800 entreprises n'ont pas toutes pignon sur rue sur Saint-Joseph-de-Beauce

ou sur Saint-Lambert-de-Lauzon.

On peut donc dire,

Mme la Présidente, que le Québec tout entier a su développer une expertise dans

le développement des PME. Je suis très fier

de savoir que nos collectivités peuvent compter sur un réseau

d'entrepreneurs qui ont à coeur le

rayonnement de leur entreprise et la prospérité de leur région. Le travail de

l'État n'est donc pas de se substituer

à ces entreprises, le travail de l'État, c'est plutôt de mettre en place les

conditions propices au développement économique

de l'ensemble des régions du Québec. En ce sens, je tiens à saluer l'audace et

la vision de mon collègue le ministre

des Finances, qui dévoilait, dans son dernier budget, un ensemble de mesures totalisant 1,5 milliard de dollars afin de dynamiser le développement

économique régional. Je pense, entre autres, à la mise en place du programme de

crédit d'impôt Capital synergie, qui

incitera les entreprises établies à investir dans le capital-actions des

PME québécoises. Je pense aussi à

tout le secteur de l'économie sociale. Il est toujours pertinent de le

rappeler, mais l'économie sociale est un important vecteur de croissance économique dans les régions du Québec.

Dans le cadre d'un nouveau plan d'action étalé sur cinq ans, le gouvernement

soutient... pour ce secteur, que le gouvernement soutient... atteindra 72 millions

de dollars.

tant que législateurs, il est de notre responsabilité de mettre en place des politiques qui répondent à l'intérêt

commun. Sur l'ensemble du territoire, cet intérêt passe impérativement par la

création des conditions propices à la croissance des entreprises, tout comme à

l'éclosion de nouvelles opportunités d'affaires. Je suis confiant, Mme la Présidente,

que nous saurons mettre en place un développement économique bien ancré dans la réalité

démographique, culturelle et géographique du Québec. C'est d'ailleurs ce que

nous avons fait l'automne dernier en adoptant la Loi concernant principalement

l'organisation gouvernementale en matière d'économie et d'innovation. Avec la

réforme d'Investissement Québec, je sais que nous nous sommes donné les outils

nécessaires afin de mieux soutenir l'innovation

et l'entrepreneuriat québécois. D'ailleurs, mon collègue le ministre de l'Économie le rappelait en conférence de presse le

3 février dernier, le projet de loi n° 27 a été

conçu et rédigé afin de mieux structurer le développement économique des

régions.

vous le dis, Mme la Présidente, c'est rassurant de savoir que les membres

influents du Conseil des

ministres, tant le ministre de l'Économie que la ministre déléguée au

Développement économique régional, ont à coeur la réussite des entreprises

québécoises et la prospérité de notre société. Je salue le travail accompli et

les actions à venir de notre gouvernement et je remercie l'équipe dynamique

économique de notre gouvernement. Merci, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Saint-Laurent.

Mme Rizqy : Merci beaucoup. Merci aussi pour la réponse de tantôt par

rapport à Internet. Et je comprends que le gouvernement du Québec va aller de l'avant, et j'espère que vous allez

quand même talonner le gouvernement fédéral pour qu'il prenne ses responsabilités et de vous assurer que les sommes

qui sont dues au Québec, les investissements dus au Québec seront enfin, permettez-moi l'expression,

décaissés. Puis vous pouvez aussi compter notre appui pour talonner

correctement, évidemment, après l'épisode que nous vivons en ce moment.

J'aimerais continuer, puis j'entendais la

députée de...

Une voix : Laviolette—Saint-Maurice.

Une voix : Laviolette—Saint-Maurice.

Mme Rizqy : ...Laviolette—Saint-Maurice quand elle disait qu'elle était ingénieure en foresterie, je trouve

ça beau de vous entendre, parce qu'il y a

sûrement des... Vous savez, à l'université, il n'y en a pas beaucoup,

alors vous êtes un très beau modèle

pour plusieurs jeunes femmes, probablement, qui nous

écoutent. Et moi, je ne suis pas une fille de région, je suis une fille de Montréal, qui est née puis qui a grandi à Montréal,

mais qui a eu la chance de travailler à Alcan, à Chicoutimi, pendant

l'été de la fusion-acquisition, mais aussi qui a étudié et travaillé pendant un

total de 10 ans à Sherbrooke. Et je sais que mon collègue à ma gauche,

Harold Fortin, là, il n'aimerait pas ce que je vais dire, parce que mon jupon

va dépasser...

Mme Rizqy : Oui, oui, excuse,

Harold LeBel. Aïe! Je l'ai rebaptisé, désolée.

M. LeBel : ...j'en connais un

autre aussi.

Mme Rizqy : Désolée, je l'ai rebaptisé. Mais c'est beau de

voir aussi le travail qui est fait en recherche de la part de nos universités. Ils ont chacune, évidemment,

leurs spécificités. Bon, mon jupon

dépasse, donc vous allez comprendre que

j'ai un amour particulier pour l'Université de Sherbrooke, et sûrement que le

député de Rimouski va dire : Non, c'est l'UQAR, la meilleure université, et d'autres diront : Non, c'est

l'UQAT, d'autres diront : C'est l'UQAR et d'autres vont dire que

c'est l'Université du Québec à Chicoutimi, mais parlons d'universités. Je le

sais, à quel point c'est important, la spécificité de chacune de nos

universités. Ma collègue la députée de Vaudreuil, elle nous a parlé, lors de

l'étude de la loi n° 37,

à quel point que c'est important aussi de garder les spécificités de chacune de

nos universités, surtout en matière de

recherche. Et, dès que chacune des régions ont des spécificités différentes...

c'est drôle, hein, parce que, quand que je suis à Chicoutimi ou quand je suis à Sherbrooke, j'ai

entendu le même commentaire : Nous, Marwah, là, on est des

patenteux, pas dans le sens péjoratif, mais,

tu sais, dans le sens le plus noble du terme, dans le sens qu'on fait avec

qu'est-ce qu'on a puis on essaie

toujours de développer des outils pour aller plus loin, toujours beaucoup,

beaucoup plus loin. Et j'apporte à votre attention quelque chose qui m'a été dit par plusieurs recteurs et

rectrices, la reddition de comptes, c'est sûr, quand on est patenteux, on veut aller vite puis on essaie d'avoir

le moins de bâtons dans nos roues. Je ne sais pas s'il va y avoir une

façon de trouver pour réduire le fardeau administratif, notamment pour les

universités. Parce que, là, on passe d'un seuil de 25 000 à 10 000, on pourrait peut-être réfléchir de comment

qu'on peut peut-être, au niveau informatique, de vraiment aller plus vite puis de s'assurer... Ça, c'est plus un

commentaire, puis on pourra réfléchir, court et moyen terme, tous

ensemble, pour s'assurer que nos

universités, qu'ils travaillent de pair avec l'industrie, qu'ils travaillent

avec l'industrie pour, justement, trouver des solutions. Moi, je l'ai

vu, notamment, à Chicoutimi, avec l'entreprise qui est maintenant Rio Tinto

Alcan, avec l'université locale, à

Chicoutimi, mais aussi avec l'Université Laval, faire de la recherche, des

partenaires de recherche. On le voit

très bien aussi avec l'Université du Québec à Trois-Rivières, qu'il y a

beaucoup, beaucoup de recherche qui est faite là-bas, et ça, il faut

garder cette spécificité.

Et là je vous

amène à un autre endroit, Mme la ministre. Tantôt, vous avez dit : On ne

veut pas du mur-à-mur, puis je suis tellement d'accord avec vous. Moi,

j'aime ça, le sur-mesure. J'aimerais qu'on puisse voir si c'est possible, par règlement, que, pour ce qui est des appels

d'offres... Je comprends, là, qu'on veut regrouper, mais est-ce qu'on

pourrait, par règlement... de dire qu'on

commence un appel d'offres au niveau local pour vraiment voir si... par

exemple, en Estrie, on a du papier,

par exemple, Cascades, voir si d'abord on peut avoir un appel d'offres très

régional avant d'arriver au niveau national

puis, par la suite, au niveau international? Ça, ça va nous permettre de

réduire les coûts de transport. En matière d'environnement, évidemment,

ça va nous donner un petit coup de main, mais surtout ça va garder la vitalité

de nos régions et, évidemment, toute

l'expertise qui est développée de façon régionale. Alors, ça, Mme la ministre,

j'apporte ça à votre attention pour voir si on peut le faire par règlement, et

j'aimerais bien vous entendre.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à Mme la ministre pour cinq

minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Je retiens trois points très importants. C'est très

intéressant, je suis agréablement surprise

des propos que vous tenez aujourd'hui, Mme la députée de Saint-Laurent.

Franchement, c'est un sujet qui me préoccupe et m'interpelle beaucoup.

C'est évident que notre gouvernement va travailler fort, d'abord, à décaisser

les sommes fédérales

pour Internet, hein? Je pense qu'il y a une responsabilité nécessaire. Et il y

a des fonds, aussi, au CRTC, qui sont

là pour des projets de branchement, puis on travaille déjà aussi dans cette

perspective-là. Puis au fédéral, bien, évidemment, on va aller chercher

les sommes, là. Les élections sont passées, nous sommes prêts.

Autre élément très

important, c'est le milieu universitaire. Au Québec, on a cette chance d'avoir

le réseau des universités du Québec, mais

aussi des grandes universités, qui sont à Sherbrooke, à Montréal, à Québec, qui

se démarquent à l'international également. C'est évident qu'on a besoin

de ce niveau d'éducation, puis je pense que nos universités apportent, dans toutes les régions, un niveau, un

standard académique intéressant pour tout le monde, puis c'est ce qui

fait qu'on occupe bien notre territoire, malgré l'ampleur de notre territoire.

Les universités sont très présentes. Je pense à l'UQAR, qui est en Gaspésie, sur la Côte-Nord, avec Chicoutimi aussi. Il

y a des belles collaborations. Les universités du Québec arrivent avec un esprit de collaboration.

Je pense à l'Université Laval, qui va ouvrir une école de médecine

rurale à Rimouski, c'est incroyable. Je ne

pensais pas... Je me disais : Bien, c'est... il me semble, on aurait dû

penser à ça avant, tu sais, une

spécialisation en médecine rurale, dans le contexte de notre grandeur de

territoire, avec le Nord-du-Québec, les Inuits, avec les municipalités reculées de la Côte-Nord, hein, les

petits villages, là, sur la côte. Ça aussi, ça demande des particularités spéciales. Ma ministre... la

ministre de la Santé, ma collègue, travaille d'ailleurs à former davantage les

IPS pour qu'elles puissent avoir plus de pouvoirs

dans le milieu de la santé, puis ça va aller aussi dans cette perspective-là.

Pour revenir au

milieu universitaire, de 2006 à 2009, je travaillais pour le réseau de

l'Université du Québec, justement, à

travailler sur le transfert technologique, mieux former les agents de recherche

dans les universités du Québec, leur

amener des outils pour que le transfert puis l'interface entre le milieu de la

recherche et le milieu des affaires se fassent. On sait que le milieu universitaire parle un langage particulier — vous le savez très bien, Mme la députée,

vous avez été vous-même universitaire

et professeure — donc

cette perspective-là doit se marier mieux pour mieux commercialiser avec

le monde des affaires, qui parle un autre

langage et une autre vitesse aussi. Donc, comment on crée... moi, j'appelle

ça des traducteurs, pour que se

commercialise ce... puisse s'effectuer ce transfert technologique?

Malheureusement, on n'est pas encore là, mais il y a des pistes

intéressantes. Puis le budget, d'ailleurs, a amené, là, des pistes là-dessus,

au niveau de l'innovation, puis un meilleur maillage entre le milieu

universitaire et le milieu des affaires.

ailleurs, dans la stratégie de développement économique régional qu'on met en

place actuellement, on tient à ce que la recherche soit plus présente

directement dans les entreprises. Et, vous allez voir, on va proposer des

actions concrètes en ce sens, parce que

c'est nécessaire. On ne peut pas dissocier la force de recherche qu'on a au

Québec de notre milieu des affaires,

des 250 000 PME qui sont là, partout au Québec. Donc, moi, c'est un

sujet qui me passionne, puis, vous allez voir, ça va se refléter

également dans la stratégie de développement économique régional.

Pour ce qui est d'un

autre sujet fort intéressant, c'est la

Loi sur les contrats des organismes

publics, dont vous parliez. On a travaillé

le p.l. n° 37, qui est les achats. Maintenant, mon collègue

du Trésor s'oriente vers cette modification, ces ajustements au niveau

de la LCOP, qu'on appelle, dans notre langage. Donc, comment on favorise de

meilleurs contrats? Moi-même, ayant été

mairesse, je sais qu'au niveau municipal aussi il y a des enjeux à ce

niveau-là. On ne peut pas toujours

faire affaire avec nos fournisseurs locaux, puis on sait qu'en matière de

développement économique régional c'est nécessaire. Personnellement, je

veux qu'on valorise aussi davantage les circuits courts, comment on favorise notre économie autour... tout ce qui est économie

sociale, économie circulaire, mais toutes nos entreprises locales,

comment on les valorise dans les appels

d'offres plus publics, plus généraux, de plus grande envergure. Donc, c'est

tous des éléments que j'ai portés à

l'attention de mon collègue au Conseil du trésor, qui est aussi très préoccupé,

comme mes collègues, aussi, députés

des régions, on est préoccupés par ça puis on veut le favoriser pour continuer

d'occuper notre territoire au Québec.

En terminant, vous

parlez de spécificité des régions. Évidemment, moi, c'est un dada qui m'anime

depuis 25 ans, j'ai fait mes études sur le sujet. Il faut parler de

spécificité des régions, mais il faut aussi parler d'équité interrégionale. Montréal a sa place là-dedans.

Montréal est une région, puis on doit le mettre aussi comme acteur

important, mais il faut s'assurer de l'équité entre les régions, de l'équité

interrégionale, puis c'est ce que la stratégie va faire.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. La parole est maintenant

au député de Rivière-du-Loup—Témiscouata pour cinq minutes.

M. Tardif : Merci, Mme la Présidente. J'aime bien votre conclusion sur l'équité des

régions. On est tout à fait dans la même philosophie pour l'ensemble des

régions.

Rapidement, je vais

revenir sur le dernier thème, c'est que plusieurs acteurs doivent poser des

questions pour comment on doit construire ou

reconstruire nos régions. On a parlé du rôle des entrepreneurs. J'aimerais

quand même revenir sur le budget, où

la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup... je sais que Rivière-du-Loup

n'est pas le Bas-Saint-Laurent, puis

Rimouski n'est pas le Bas-Saint-Laurent, mais la Chambre de commerce disait

qu'elle salue les mesures et... de

même que la Fédération des chambres de commerce du Québec disait le même

propos. Donc, sur ce point, on n'ira pas plus loin sur les commentaires

du budget, c'est un résumé.

Et j'aimerais aussi

reparler sérieusement sur le troisième point, au niveau du recrutement, de tout

l'aspect du tissu social, du rôle de nos municipalités, des villes, des MRC. Elles ont un rôle important

pour un positionnement fort des régions,

pour un positionnement fort, également, de nos produits. Donc, je pense que le

temps est vraiment venu pour tout le monde, là, d'aller vers une

concrétisation. Entre autres, quand que le gouvernement dit «une

décentralisation de 5 000 postes»,

5 000 postes, c'est une décentralisation. Ça ne veut pas dire une

centralisation régionale, ça veut dire une décentralisation régionale également. Et je pense que mon collègue de

Rimouski comprend très bien, puisqu'il représente un comté bien représenté. Et je suis très heureux

pour lui. On en veut, nous aussi, mais je suis très heureux,

sincèrement, pour Rimouski. Et je ne fais

pas

partie de cette guéguerre-là, mais c'est un clin d'oeil quand même. Alors,

aujourd'hui, quand même, c'est important, et nous allons vers cette

directive-là.

Puis

je vous dirais que le troisième point, aussi, que je vais rattacher, je réitère

l'importance de la mobilité sur un aussi

vaste territoire que le nôtre. C'est donc important, c'est majeur pour nos

services, c'est majeur pour nos ressources humaines. Et, oui, nous devons continuer dans ce sens-là, entre autres,

pour l'Est du Québec. Mais je vous disais, il y a quelques minutes, que j'ai eu la chance de

travailler dans toutes les régions du Québec. D'ailleurs, quand je donnais

des conférences à Montréal, je mettais

Rivière-du-Loup... 400 kilomètres, Montréal—Rivière-du-Loup puis 450 kilomètres Gaspé—Rivière-du-Loup. C'est juste relatif, là,

dépendant des points de vue qu'on regarde où sont les régions et d'où on

part. Donc, la question de la mobilité, elle est très importante.

Et la

revitalisation de nos régions va passer sur nos capacités de mettre en oeuvre

nos projets ensemble puis d'être capables,

aussi, de réagir et d'exercer nos ambitions et les spécificités qui peuvent

nous animer, là, qui nous permettent d'aller plus loin, sans nécessairement

aller dans la platebande des voisins. C'est une... complémentarité, pardon.

Alors, oui,

je suis très fier d'être un régionaliste. Oui, on est capables d'aller encore

plus loin ensemble, et je suis convaincu

que le budget et les efforts de décentralisation du gouvernement vont nous amener à réaliser des éléments qui vont être gagnants

pour l'ensemble de la population qui couvre notre territoire. Alors, merci,

c'est l'ensemble des... je pourrais continuer, mais j'arrête ça là.

M. Tardif : Ah! on peut continuer? On peut continuer, si vous voulez, mais je vais manquer un

petit peu de temps, là. Mais sur la situation régionale... puis on

ne peut pas y aller vraiment de

façon spécifique, mais, sur

l'ensemble de nos situations, je pense qu'on est... on a parlé des universités,

on a parlé des formations, on a parlé de la santé, on a avantage à travailler

sur nos aspects qui peuvent nous rassembler puis qui peuvent être spécifiques

pour le Québec, qu'est-ce que nous avons besoin.

On parlait des forêts, j'ai la chance d'avoir un

comté à 80 % forestier. Donc, oui, la forêt, chez nous, c'est un élément, aussi, qui est important, mais évidemment

on n'a pas la même réalité que... Prenons un exemple au hasard, disons

le comté de Rimouski, où peut-être qu'il y en a un peu moins, c'est...

Et j'aimerais

juste vous rappeler, en terminant, M. le député de Rimouski, que mon comté

s'appelle Rimouski-Témiscouata. Je sais que vous êtes natif du

Témiscouata. On fait souvent rappel au comté de Rivière-du-Loup, mais c'est Rivière-du-Loup—Témiscouata, le deuxième nom le plus long de comté

au Québec. Alors, je vous remercie, et je sais que vous en avez pris

bonne note.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, M. le député. Et je cède maintenant la parole à Mme la députée de

Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Mme Lessard-Therrien :

Merci, Mme la Présidente. Avant de commencer, bien sûr, j'aimerais, moi aussi,

parler que ma formation politique est

extrêmement solidaire avec la situation de crise actuelle. Je pense que le

peuple du Québec est en train de

démontrer une forte capacité à se mobiliser, à s'organiser et à poser des

gestes ambitieux pour faire face à la crise, à penser en dehors de la

boîte, aussi, pour prévenir le pire. Donc, nous sommes très solidaires avec le

peuple du Québec.

Écoutez, je

voudrais, en commençant, faire peut-être une petite mention au député de

Beauce-Nord, qui disait, tout à l'heure, que ce n'était pas son

gouvernement qui avait retiré le mot «région» du ministère des Affaires

municipales. Toutefois, c'est le gouvernement

de la CAQ qui a retiré le mot «occupation du territoire», donc c'est quand même

significatif. Pour un gouvernement qui se

disait gouvernement des régions, qui avait plein de promesses, venant

d'une région périphérique d'un comté très rural aussi, je ne vous cacherai pas

un petit peu ma déception, à ce stade-ci. Et j'aimerais

quand même souligner que, pour moi, l'heure n'est plus au bilan des libéraux.

Ça fait maintenant un an et demi que

le longtemps actuel est en place, deux budgets de déposés, donc je pense qu'on

a un gouvernement qui est maintenant imputable de ses actions et qui ne

peut plus se... se déresponsabiliser, pardon, sur le bilan des autres.

Il y a à peu

près un an, jour pour jour, on s'est aussi retrouvés face à face pour parler de

développement économique régional,

comme ça, sur une interpellation de la première... de l'opposition officielle,

et je suis quand même assez surprise, parce que ce que la ministre

mettait de l'avant à ce moment-là, bien, c'est les mêmes éléments qu'elle nous

ramène aujourd'hui, c'est-à-dire parler

d'accès Internet, parler de transformation numérique, parler d'innovation pour

les entreprises. C'est bien beau, tout ça,

mais ce n'est pas ça qui va soutenir uniquement le tissu social de nos régions.

Tantôt, vous avez parlé d'un désert social. Qu'est-ce que vous faites à ce

niveau-là?

Et moi, j'ai

envie de vous parler de ma région, évidemment, l'Abitibi-Témiscamingue, où,

actuellement, ce sont les chambres de

commerce qui font des représentations pour la pénurie de places en CPE, pour la

pénurie de logements parce que nos

gens ne sont même plus capables de trouver d'endroits pour leurs enfants, donc

ne peuvent pas retourner sur le marché

du travail. On a de la difficulté à attirer des nouvelles familles chez nous

parce qu'on est en pleine pénurie de logements

également. On a un taux d'inoccupation qui est en moyenne autour de 1 %.

Donc, qu'est-ce qu'on fait pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre qui

frappe de plein fouet nos entreprises?

J'aimerais

vous parler aussi... pour illustrer un peu les conséquences de la pénurie de

main-d'oeuvre, l'impact que ça a sur notre réseau routier. C'est quand

même... Le réseau routier, ce sont un peu les veines du territoire, donc, qui nous permettent de circuler. On parle de faire de

l'exportation, je veux dire, qu'en est-il, si on n'a plus de route pour

circuler, pour faire circuler nos denrées? Vous savez, le gouvernement était

bien fier d'annoncer 500 millions de dollars dans le PQI pour l'amélioration des routes qui vont permettre de rehausser

l'état global du réseau routier local. Or, avec la pénurie de main-d'oeuvre qui frappe actuellement les régions, l'argent, c'est beau, mais il faut

donner un coup de barre au

niveau de la main-d'oeuvre, au niveau des travailleurs qui vont pouvoir

mettre en application les choses à faire pour rehausser notre réseau. Juste chez moi, là, en Abitibi-Témiscamingue, on parle de 227 structures de ponts, ponceaux

sur à peu près 414 qui ont besoin d'interventions. Un pont qui ferme, comme c'est le cas au Témiscamingue,

actuellement, sur la montée Gauthier,

c'est une explosion de coûts pour nos municipalités, qui doivent absorber les

reflux de véhicules sur leurs chemins municipaux. J'ai des gens qui

travaillent à Guay, qui... je veux dire, qui habitent à Guay qui ne peuvent

plus passer par le chemin principal pour se

rendre à travers le champ pour aller travailler, 180 kilomètres de détour par

semaine. Et moi, j'aimerais rappeler

que c'est le gouvernement de la CAQ qui a mis un gel d'embauche au MTQ en

septembre dernier, gel d'embauche

mais aussi d'heures supplémentaires, attrition lors des départs à la retraite,

et il n'y a pas de mesures, dans le budget

actuel, pour favoriser l'embauche de gens dans nos régions, entre autres dans

la fonction publique. Pourquoi vous ne nous parlez pas de disparité

régionale? Pourquoi vous ne nous parlez pas de mesures attractives pour nos

régions pour qu'elles puissent ensuite bien se développer?

L'objet,

aussi, de cette interpellation-là, c'était de parler de centralisation. Quelles

ont été les mesures proposées pour décentraliser? Vous me parlez de

l'équité des régions, mais comment s'assurer d'une réelle équité entre les

régions sans décentraliser la gouvernance, sans redonner aux régions des outils

de développement local qui vont faire une différence, où on va pouvoir prendre

les décisions en fonction de nos réalités? Merci, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la députée. Mme la ministre, à vous la

parole pour cinq minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Oui. Merci, encore une fois, pour cette excellente

question. Je m'aperçois quand même

qu'il y a de la compréhension des régions. Je suis contente, je suis contente,

on va pouvoir travailler ensemble. Par quoi

je commence? Je vais commencer par un point important, vous avez parlé beaucoup

de pénurie de main-d'oeuvre. Il y a

un exemple, justement, qui se passe au nord de l'Abitibi-Témiscamingue, entre

Matagami et Radisson, actuellement, c'est

un projet en innovation, là, pur et dur, on parle de camionnage sans

conducteur. Donc, déjà un projet pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre, on parle d'automatisation, d'innovation, puis

dans une région quand même assez ardue, pour transporter le bois, donc, pour continuer de favoriser l'économie mais avec

cet aspect de «sans conducteur», là. La conduite intelligente, il y a vraiment des acteurs mobilisés autour de ça, ça

crée des emplois, ça amène des chercheurs, aussi, dans cette région-là.

Donc, c'est fort pertinent, puis je pense que c'est intéressant aussi de le

mentionner, du fait que c'est au nord de votre région, donc, dans une région

périphérique. C'est donc dire que la recherche ne se passe pas à un seul

endroit au Québec.

Concernant

la pénurie de main-d'oeuvre, pour notre gouvernement, on est... c'est assez

clair qu'il y a plusieurs avenues pour contrer la pénurie de

main-d'oeuvre. Il n'y a pas seulement de trouver des employés mais il y a aussi

d'automatiser les entreprises. Tout ce qui

peut s'automatiser doit s'automatiser. Je pense qu'il faut voir la pénurie de

main-d'oeuvre comme une opportunité de changer nos façons de faire en

entreprise, de mieux aborder, aussi, la question des ressources humaines, de mieux maximiser et optimiser. Puis

l'automatisation peut créer des emplois de meilleure qualité parce qu'on augmente les compétences

technologiques, entre autres, des employés dans plusieurs entreprises. À

preuve, à Montmagny, une imprimerie s'est

mise à faire de l'impression sur mesure, donc s'est automatisée mur à mur, ça a

mené qu'il y a des postes qui ont été replacés ailleurs avec des emplois de

meilleure qualité. Donc, c'est des façons de faire différentes qu'on est en

train de mettre en place.

qu'on s'aperçoit, malheureusement, au Québec, c'est qu'on est un peu en retard.

On savait depuis... Moi, j'ai commencé à travailler en 1998, et on

savait, à ce moment-là, qu'il y allait avoir une pénurie de main-d'oeuvre, là,

à l'aube de 2020. Malheureusement, les

politiques publiques n'ont pas planifié cette pénurie, cette rareté de main-d'oeuvre

qu'on vit actuellement, donc on doit faire

du rattrapage et prendre les bouchées doubles. Puis je pense que mon

collègue au niveau de l'Emploi prend ces

bouchées doubles, entre autres, pour... en faisant La Grande Corvée. Dès notre

entrée en poste, on a fait La Grande Corvée pour comprendre et connaître

les bons besoins des entreprises en matière de main-d'oeuvre puis évaluer aussi, avec le MEI, qu'est-ce qui peut

s'automatiser là-dedans, les postes qui peuvent s'automatiser, se

changer pour que... offrir des meilleures qualités, puis évidemment on investit

dans la formation.

Tantôt,

on parlait de désert social. Évidemment,

les entreprises ne peuvent évoluer dans un désert social. Ça, ça veut dire qu'il faut investir au niveau

des infrastructures de loisirs, culture, sport, ensuite les routes, vous en

avez parlé, c'est prioritaire. C'est

de cette manière que les milieux vont devenir attractifs pour les entreprises,

mais surtout pour des employés qui

vont venir s'établir et occuper les postes vacants dans nos entreprises. Donc,

c'est ce que notre gouvernement, via le dernier

budget, fait, beaucoup d'investissements dans les infrastructures de soutien, le

programme en sports et loisirs, des programmes

en culture — du

jamais-vu, les investissements en culture — et ce, pour les régions. Donc, ça, pour

moi, c'est exceptionnel.

parle de désert social. Dans mon village natal, où j'habite actuellement, la maternelle cinq ans n'ouvrait pas, là. C'était impossible d'avoir une maternelle cinq ans. Il fallait

prendre les enfants, les délocaliser pour l'année prochaine. C'est ma mère qui a eu l'idée de dire : Marie-Eve, maternelle quatre, cinq ans, quelle

bonne idée. On a proposé l'idée et on aura...

et mon enfant de quatre ans pourra aller à l'école, dès cette année, en

maternelle quatre, cinq, et, nous, ça garde, dans notre village, une

maternelle ouverte. Ça, c'est des idées comme ça qui font en sorte... Puis ça

vient de notre gouvernement, de dire :

Bien, on peut avoir des maternelles quatre ans. Les enfants de quatre ans

peuvent y aller, puis ça sauve un

village. Ça aide à garder à l'école des enfants puis à avoir une école dans un

village qui en a bien besoin pour attirer les familles. Donc, ça, moi,

c'est des mesures qui sont clairement concrètes pour les régions.

niveau des outils, on parlait des outils, que c'étaient les chambres de

commerce qui défendaient les places en CPE. Évidemment, les maternelles

quatre ans sont une avenue, puis moi, je le vis concrètement dans ma région,

mais aussi il va y avoir des agents de

développement, il va y avoir des agents de développement économique dans le

budget, et réserver

des sommes pour que des ressources supplémentaires dans chacune des MRC... pour

mieux accompagner les entreprises au

niveau local et régional, c'est important. Il y a eu beaucoup, beaucoup de

ressources d'enlevées à cet effet au cours des dernières années avec la

disparition des CLD. On va ramener, réinjecter des fonds, là. Le budget... Les

sommes sont là dans le budget pour ces...

La Présidente

(Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. Je cède maintenant la

parole à Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice.

Mme Tardif :

Merci, Mme la Présidente. Je vous reviendrai peut-être tout à l'heure, si on a

un peu temps, sinon hors propos, là, pour le dossier des hémodialyses,

que nous avons aussi en région, en Mauricie, et on... il y a des solutions, là.

Donc,

un autre exemple que ce budget soutient le développement économique, eh bien,

le gouvernement a mis en place un

nouveau crédit d'impôt à l'investissement et à l'innovation pour tous les types

d'entreprises qui souhaitent prendre le

virage vers l'automatisation de la production et de l'intégration des nouvelles

technologies. Ce nouveau crédit favorise particulièrement les

entreprises situées en région et en territoire défavorisé. Donc, aujourd'hui,

dès maintenant, les compagnies bénéficient d'un crédit d'impôt qui varie de

10 % à 20 % pour l'achat d'équipement de fabrication, de

transformation et de matériel informatique ainsi que certains progiciels. Donc,

en Mauricie, chez nous, au nord du Lac-Saint-Jean, dans Charlevoix-Est, en

Gaspésie, dans le Bas-Saint-Laurent, ce crédit-là va atteindre 20 %.

Évidemment,

les nouvelles technologies vont de pair avec l'accès à un réseau Internet et au

réseau cellulaire. On a ce

problème-là dans notre région et dans la majorité des régions du Québec, c'est

un frein au développement économique de

nos régions. Mais le gouvernement travaille depuis notre élection, et l'argent

a été prévu. Donc, c'est un dossier que je défends et pour lequel j'ai un suivi assez assidu. Rappelons qu'il y a

400 millions qui ont été promis, qui ont été annoncés pour être

injectés dans cet important dossier qui va définitivement aider au

développement économique de nos régions et au maintien des jeunes aussi chez

nous.

Donc,

dans le nouveau budget, on a aussi un nouveau crédit d'impôt pour les

entreprises qui sont existantes mais qui

voudraient investir dans des entreprises émergentes. C'est une bonne façon de

créer des maillages entre les entreprises.

Bon, une autre

problématique qu'on a en région, et ma collègue l'a soulevé, c'est évidemment

le problème de main-d'oeuvre. Il faut

attirer, il faut accélérer l'embauche de talents étrangers et il faut les

intéresser non seulement à venir en région, mais à rester et à s'établir

en région. Je vois d'un bon oeil les nouveaux crédits d'impôt. Le gouvernement mettra sous peu en place des processus

facilitant... Par exemple, il va y avoir un processus rapide pour que les

entreprises valident si le contrat de travail

qu'ils proposent aux étrangers est conforme. Il va y avoir un guichet unique

afin que les entrepreneurs, les chercheurs de têtes communiquent avec un

seul intervenant. Ça va drôlement faciliter et, j'espère, accélérer le processus d'admissibilité et

de... pour l'obtention des certificats d'admissibilité. Donc, c'est une initiative

qui va faciliter, bien entendu, le travail de recrutement, et je tiens à

mentionner qu'il y a environ 150 chercheurs de têtes et experts, là, qui travaillent au niveau

étranger pour recruter des nouveaux travailleurs étrangers ici, au Québec, pour le Québec

et que le gouvernement va investir 1 million de dollars sur cinq ans.

D'autre part, en

région, nous avons aussi des problèmes de société, comme dans les grandes

villes, mais on remarque davantage le vieillissement de la population et la

pauvreté. Et, parce que nos bénévoles et nos organismes communautaires font une

différence énorme en région, le gouvernement a annoncé, dans le nouveau budget,

qu'il augmentait les subventions pour les

organismes communautaires qui travaillent au soutien des familles, pour les

organismes communautaires qui soutiennent

les femmes victimes de violence, pour les organismes communautaires qui

travaillent pour les autochtones aussi. Dans

ma région, j'ai le plaisir, le bonheur d'avoir cette diversité, donc, et

d'avoir trois communautés autochtones.

Il y a aussi du budget qui a été réservé pour soutenir les proches aidants et

pour améliorer les soins aux aînés. Mme

la Présidente, chez moi, dans le comté de Laviolette—Saint-Maurice, il y a des milliers de personnes

qui travaillent dans le domaine communautaire, et ce sont eux et elles

qui maintiennent le tissu social des milieux défavorisés et qui viennent en

aide à des centaines de personnes dans le besoin à tous les jours. Notre

gouvernement...

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la députée. Là, je cède maintenant la

parole à Mme la députée de Saint-Laurent.

Mme Rizqy :

Merci beaucoup. Je vais profiter de mon dernier cinq minutes, peut-être, pour

offrir à la ministre, si possible...

Parce que je comprends qu'il y aura, plus tard, un règlement, puis les

règlements, une fois qu'ils sont publiés, il y a une période de consultation,

mais, si on pouvait peut-être travailler ensemble pour un petit 30 minutes

pour voir comment on peut ajouter certaines

affaires pour les universités, particulièrement, pour nos PME puis aussi les

entreprises en démarrage, communément

appelées les start-up, qui eux n'ont peut-être pas les mêmes moyens de leurs

ambitions pour pouvoir soumissionner

lors des appels d'offres, voir si on peut avoir des balises pour, de temps en

temps, permettre à ceux qui

pourraient se qualifier, mais qui, étant donné... n'ont pas nécessairement les

crédits ou le bagage d'une entreprise qui est déjà bien établie pour

être en mesure de soumissionner sur les appels d'offres, ça, je pense que ça

pourrait être intéressant de le faire en amont, avant un dépôt de projet de

règlement. Ça, là, je serais disponible, bien évidemment, selon votre horaire à

vous, Mme la ministre.

Aussi,

il y a une affaire, je crois, qui n'a pas été soulevée d'emblée quand... on n'y

avait peut-être pas vu cet enjeu-là lors de l'étude et des consultations,

c'est, au niveau des universités, les publicités qui sont faites dans les

radios et les journaux locaux, même chose

pour les cégeps. Je crois que ça prend un peu plus de temps pour qu'on puisse

réaliser si, oui ou non, la publicité

qui est engagée par les établissements d'enseignement supérieur dans leurs

journaux locaux... Certains pensent que c'est un service. Je ne sais pas si on

pourrait peut-être le sortir de la loi n° 37, par exemple, dans

le règlement puis venir spécifier que

ce n'est pas un service pour permettre, justement, d'être en mesure de

continuer à faire des achats locaux

en matière de publicité, particulièrement en région. Ça peut paraître peut-être

banal, mais le 10 000 $, 15 000 $, 20 000 $ qui peut être fait, par

exemple, par un cégep, par exemple en Beauce, ou à Trois-Rivières, ou en

Estrie, des fois c'est ce qui fait que ça fonctionne ou ça ne fonctionne

pas.

Alors,

ça, ça pourrait probablement avoir une répercussion très importante,

particulièrement que je siège aussi sur l'avenir des médias avec ma collègue la députée de Verdun, et c'est un

enjeu qui nous préoccupe énormément. Il y a des enjeux de santé publique

des fois, et, quand on était dans la consultation publique sur l'avenir des

médias, ils nous faisaient référence aux radios

plus régionales, qui eux étaient en mesure d'avoir un impact beaucoup plus

grand, et plus important, et plus rapidement pour faire circuler des

informations hyperimportantes en matière de santé publique. Notamment,

aujourd'hui, on sait à quel point qu'il faut qu'on soit en

contact avec la population, et aujourd'hui ce n'est même

plus d'heure en heure, c'est pratiquement de minute en minute. Alors, là-dessus,

j'aimerais voir avec vous comment on

pourrait faire pour ce petit pan qui est au niveau de la publicité, de

le sortir de la loi n° 37. Puis je crois que ce n'est même pas de

le sortir, ça peut être de le spécifier, parce qu'il n'a pas été question de

façon directe de cet enjeu, c'est une interprétation.

Certains le mettent dans la catégorie services. Je crois qu'on pourrait le

laisser dans la catégorie publicité et services

publics ou faire une nouvelle catégorie pour être sûrs que ça n'entre pas dans

l'achat regroupé de la loi n° 37. Merci, Mme

la ministre.

par la même occasion, je me permets de dire merci aux personnels politiques qui

sont avec nous aujourd'hui et aussi à

la page qui est avec nous. Je sais que, par la suite... Quand nous, on va

retourner dans nos comtés, soyez prudents, la route va être difficile,

en plus de tout ce qui se passe. Félicitations aussi à Mme la Présidente, puis,

vu que c'est votre première interpellation,

un grand merci, et merci à tout le monde, et merci aussi au député Harold

LeBel, le député de Rimouski, pour

avoir choisi un thème très important, de nous... pour nous rappeler à quel

point c'est important de parler de nos

régions puis de nous assurer d'avoir tous, tous les outils pour continuer la

vitalité de nos régions. Merci beaucoup.

La Présidente

(Mme Boutin) : Merci, Mme la députée. Alors, la parole revient à

Mme la ministre. Il vous reste trois minutes, si je ne me trompe pas.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Trois minutes?

La Présidente

(Mme Boutin) : Oui.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : O.K. Ce n'était pas 10 minutes, Mme la

Présidente?

La Présidente (Mme Boutin) : Nous n'en sommes pas aux conclusions encore. Vous

avez encore trois minutes pour répondre aux questions.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Ah! O.K. Bon, alors, oui, pour le projet de loi

n° 37, je ne suis pas au courant de ce que vous amenez, mais ça va me faire plaisir de pouvoir observer ça.

C'est une spécificité, en effet, pour les médias locaux et régionaux. J'ai cette préoccupation-là de

rendre l'information, aussi, au niveau local et régional, tout comme ma

collègue au niveau du ministère de la

Culture et des Communications. On partage sûrement les mêmes préoccupations que

vous à ce niveau-là. Il faut que ce soit...

En région, on doit avoir accès à l'information, oui, en matière de santé

publique, mais aussi, dans la vie

quotidienne, c'est important qu'il y ait des animateurs, qu'il y ait des

messages qui se passent, des nouvelles locales

et régionales, pas seulement des nouvelles qui émanent de Montréal, en fait,

pour les régions, parce qu'on parle des spécificités depuis le début de l'avant-midi, puis ça, c'est important,

aussi, que ça transparaisse puis que ce soit traduit dans les médias, qui portent des messages et, quand

même, qui ont un pouvoir dans la communauté. Donc, ça, c'est important. Aussi, ça va me faire vraiment plaisir de vous

rencontrer pour la LCOP, pour qu'on puisse la faire évoluer et cheminer,

puis ça va me faire plaisir de le transmettre à mon collègue au Conseil du

trésor.

Qu'est-ce

que je peux dire par rapport à ça? Peut-être les cégeps aussi, qui sont un

acteur, hein? On a parlé des universités tout à l'heure, mais les

cégeps, avec les CCTT, qui font du transfert technologique, qui accompagnent

les entreprises, qui arrivent à trouver des innovations incroyables... Je pense

à Biopterre, à La Pocatière, qui font... qui s'intéressent

aux champignons dans la construction, dans l'alimentation. Évidemment, on le

connaît comme alimentaire, mais aussi

dans la construction, dans la... Justement, c'est par les champignons qui

combattent l'humidité, les champignons d'humidité.

Donc, il y a plein... au niveau de la santé publique aussi, il y a des avenues

fort intéressantes. Au Québec, on est très,

très forts dans toutes sortes de voies au niveau de la recherche et de

l'innovation, aussi de la mise en application. Donc, c'est fascinant de

voir ça.

Je vais prendre mes

trois minutes puis je vais en reparler aussi tout à l'heure. Là, il me reste

juste 50 secondes, hein, c'est vrai, je

ne prendrai pas ça. Qu'est-ce que je pourrais dire d'autre par rapport à ça? Je

vais parler de... Tout à l'heure...

Je vais parler de mon ordre du jour de tout à l'heure. Dans mon

10 minutes, je vais parler des directions régionales du MEI puis des... aussi de toute notre réforme

d'Investissement Québec, qui va apporter un apport majeur, là, au

développement économique des régions. Je vais le démontrer à mon collègue de

Rimouski.

La Présidente (Mme Boutin) :

Merci, Mme la ministre. Alors, nous en sommes maintenant aux dernières

interventions. Mme la ministre, vous avez la parole pour 10 minutes.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : C'est à moi? Alors, réforme d'Investissement Québec,

qui a eu cours au cours de la dernière année — je

pense que notre gouvernement démontre qu'on a été en action rapidement — c'est

une réforme majeure. On voulait sortir puis

on avait nettement besoin que notre bras financier du gouvernement qui

s'appelle Investissement Québec sorte du modèle bancaire traditionnel

pour prendre des risques davantage, puis c'est ce que le projet de loi

n° 27, qui a été adopté récemment, nous démontre.

Évidemment,

quand on a mis en place cette réforme, c'était évident qu'il fallait avoir

aussi davantage de présence en

région. Pour moi, vous pouvez en parler à mon collègue Pierre Fitzgibbon,

j'étais... Même M. Legault m'a toujours dit ça : Marie-Eve, toi, tu es la tannante des régions, parce que c'est

un dossier qui me passionne, qui m'intéresse, et je ne peux concevoir qu'on habite dans deux seules villes, dans... ampleur de notre

territoire. Donc, pour moi, quand je suis arrivée au gouvernement comme ministre, c'était clair qu'il fallait qu'il y ait une

place prépondérante aux régions et même l'accès au financement en région pour les entreprises. Quand j'ai fait

ma tournée, à partir de janvier 2019, les entreprises nous disaient, au Saguenay—Lac-Saint-Jean particulièrement : On se fait

dire à tous les jours de s'en aller à Montréal pour avoir du financement ou de l'aide comme entrepreneurs. Pour moi,

cette réponse-là était inacceptable. Il fallait passer à autre chose,

puis c'est ce que la réforme fait.

Tous les employés des directions régionales du

ministère de l'Économie et de l'Innovation se dirigent vers Investissement Québec à partir du mois de mai

prochain. Donc, les employés, les services demeurent présents, mais ça

va être dans Investissement Québec plutôt,

c'est juste le chapeau qui change, et de plus on ouvre plus de bureaux locaux

dans les régions. Donc, il va y avoir plus

de points de service au niveau d'Investissement Québec, il y en aura 26 partout

au Québec, on sait qu'il y a 17 régions. Donc, c'est une avancée, aussi, à

cet effet.

Changement majeur avec la loi n° 127,

c'est aussi qu'on demande aux professionnels de chez Investissement Québec non pas d'attendre les entreprises dans

leurs bureaux — puis

c'est ça qui m'apparaît fort pertinent dans une question d'occupation du territoire — mais bien d'aller chez les entrepreneurs

évaluer leurs besoins, déterminer les stratégies avec eux puis agir concrètement pour que leurs projets

d'entreprise et leurs projets de croissance avancent, et ce, partout au Québec. C'est ce qu'on veut chercher. On a été...

Au Québec, avec ce qui s'est passé en 1997, les CLD, on était plus en mode analyse de projets dans le milieu des

affaires. Là, on se dirige vers un projet, avec Investissement Québec, accompagnement des projets d'affaires, puis c'est

ce qui va faire croître nos entreprises. On fait le pari que c'est ça

qui va faire croître nos entreprises

partout. Partout au Québec, on est en train... Puis toute l'équipe du MEI qui

était présente, qui avait tout développé l'expertise régionale, va

amener, va former les gens chez Investissement Québec à devenir des meilleurs

accompagnateurs des projets d'affaires dans les régions. C'est ce que je trouve

intéressant et fascinant. On ne sera pas juste dans le financement, on va être

aussi dans l'accompagnement chez Investissement Québec.

Il y aura, en

plus de tous les bureaux, la logistique. Il y aura aussi des comités régionaux

qui pourront donner des perspectives,

des orientations sur les entreprises à financer, sur le développement que

chaque région doit se donner pour encore se propulser, propulser leur

prospérité au niveau économique. Donc, ça, je pense que ça va amener tout un

dynamisme, toute une transformation au niveau de l'approche et l'accompagnement

des entreprises.

Donc, pour moi, le fait que trois régions soient

regroupées au MEI, c'est optimiser les façons de faire et c'est d'être... d'avoir... de partager des ressources,

de partager des façons de faire, d'améliorer la communication. Parce

qu'on reste au Québec, là, on est juste

8 millions, il faut se le dire, donc de pouvoir avoir ce regroupement...

Puis ce n'est pas les services. Les services seront offerts via

Investissement Québec au niveau local et régional, mais on se donne, au niveau

du MEI, cette interface entre les trois régions aussi, parce qu'il y a des

entrepreneurs qui font affaire dans ces trois régions-là. Puis il va y avoir

des regroupements partout au Québec au niveau du MEI, mais tous les services

qui étaient offerts au MEI sont offerts via

Investissement Québec. Donc, on a ajouté une couche de services

supplémentaire et d'accompagnement supplémentaire. Donc, on est dans un mode

régions.

Deux éléments sur lesquels je veux me pencher à

tout prix, parce que ça me passionne. D'abord, le nouveau plan d'action en économie sociale. Au Québec, on

fait figure de leader, au niveau international, là-dessus depuis 1996,

on se démarque, puis chaque gouvernement qui

a passé depuis ce temps a soutenu l'économie sociale. Pour nous aussi,

on a cette préoccupation, puis, moi, c'est

ce que je veux amener aussi davantage. Ce qui va peut-être amener cette

démarcation aussi, c'est qu'on veut prendre

l'économie sociale comme façon de redynamiser, revitaliser les communautés

rurales par le soutien de services de

proximité. L'économie sociale, c'est une économie communautaire, une économie

coopérative, une économie qui offre des

services aux gens. C'est vraiment dans cette perspective-là qu'on va prioriser

le plan d'action en économie sociale des cinq prochaines années.

Évidemment,

toutes les avancées au niveau de l'innovation en économie sociale aussi seront

prépondérantes. On a beaucoup soutenu

la recherche, l'évaluation de l'économie sociale au cours des dernières années,

mais là on va aller vers l'action,

vers l'innovation, vers le soutien des milieux plus ruraux, des régions, des

services de proximité. On le sait, les communautés rurales perdent leurs

services de proximité, que ce soit la station-service, que ce soit leur

garderie, que ce soit leur dépanneur. Bien,

comment on fait, via ce plan d'action

là, un plan d'action provincial... comment on agit très localement, pour moi, j'ai cette grande

préoccupation-là. On a aussi consulté l'ensemble des acteurs de l'économie sociale : il y a le Chantier de l'économie sociale, le Conseil

québécois de la coopération et de la mutualité qui a travaillé avec

nous, il y a des acteurs locaux et régionaux qui travaillent en économie

sociale, les... qui travaillent aussi sur ce comité-là à nous donner des

idées, à alimenter le chantier du plan d'action.

Finalement,

je vais parler de ce qui me tient énormément à coeur. Au Québec, depuis plus... depuis

20 ans, on ne s'est pas doté d'une vision du développement économique

régional. Donc, ce qu'on va faire, d'ici septembre... C'est déjà

commencé, en fait, depuis quelques mois. On travaille avec différents groupes de la

société civile, des représentants, aussi,

municipaux, des représentants des

régions, du milieu universitaire, des chercheurs. Au Québec, on est très

forts au niveau de la recherche en matière

de développement régional, développement local. Donc, plusieurs chercheurs font

partie de notre comité pour bâtir cette

stratégie de développement économique régional, qui va donner un nouvel... une

approche renouvelée au développement des

régions, à la place que doivent prendre les régions. Je vous ai parlé beaucoup

de respect des spécificités régionales et d'équité interrégionale, c'est

évidemment dans cet esprit-là que va s'inscrire la stratégie de développement

économique régional, qui nous tient à coeur.

députés de la CAQ me parlent souvent de toutes les préoccupations, aussi, de la

ruralité. Pour moi, c'est aussi essentiel

qu'on soutienne la ruralité, qui a été oubliée dans les dernières années,

malheureusement, parce que la ruralité fait aussi

partie de notre occupation du territoire. Les gens sont heureux,

ont un sentiment d'appartenance de faire

partie de cette ruralité, hein,

qui nous rappelle des fois notre histoire puis qui peut aussi s'inscrire dans

la modernité et l'innovation, évidemment, si

on est branché à Internet. Donc, voilà, nous le serons, parce que c'est un

engagement clair et ferme, pour nous, qui ne changera pas à ce niveau.

stratégie va aussi traiter de tout l'accompagnement qu'on veut faire au niveau

local, parce que ce n'est pas seulement

qu'au niveau régional qu'on doit accompagner les entrepreneurs, mais aussi au

niveau local. D'ailleurs, dans le budget,

des sommes sont réservées à cet effet, ça va s'inscrire dans la stratégie de

développement économique régional, l'investissement aussi dans les

infrastructures, comment on soutient les municipalités à offrir des services de

qualité, à se renouveler pour attirer des gens à habiter notre territoire, mais

aussi à l'animer, parce que les municipalités sont devenues des acteurs

incontournables en matière de développement local et régional. Donc, il faut

aussi que ces municipalités-là soient

outillées à bien attirer les gens, à faire la promotion du milieu de vie puis à

s'assurer que les services soient là pour tout le monde. Un centre

sportif, ça doit être dans les communautés. Si on veut attirer des gens, il

faut avoir des infrastructures de qualité.

Ce n'est pas vrai que les jeunes de 20 ans ne jouent seulement qu'aux quilles

dans un milieu. Pour moi, c'est important

qu'il y ait plus qu'un salon de quilles dans une communauté pour que les jeunes

puissent s'épanouir, donc un centre sportif,

une piscine de qualité, d'avoir aussi des infrastructures culturelles, peu

importe où on se trouve, comment on

met en valeur notre patrimoine bâti partout au Québec. On a, dans nos régions,

là, des bijoux, des joyaux patrimoniaux sur lesquels ou doit miser.

Donc, ça fait

partie de cela, la stratégie va tenir en compte tout ça. Puis

tout l'aspect touristique, évidemment, on en a parlé.

vais profiter des dernières secondes, encore une fois, pour rappeler que le

gouvernement mise vraiment, avec la situation

actuelle que l'on vit... veut travailler avec les entreprises de manière

urgente. Toutes nos actions ont été accélérées, actuellement, pour bien

soutenir les entreprises dans le contexte du COVID-19. Il faut absolument que

les gens le sachent, puis on tient à rassurer la population également.

En terminant, je

tiens à remercier l'équipe du ministère qui m'accompagne aujourd'hui, qui font

un travail exceptionnel, qui sont presque

autant passionnés que moi des régions, mais surtout d'entrepreneuriat, puis je

les remercie beaucoup. Je remercie aussi mon équipe du cabinet, qui

m'accompagne avec fougue et passion. Merci.

La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. Je cède maintenant la

parole au député de Rimouski. Pour votre dernière intervention, vous

disposez de 10 minutes.

M. LeBel :

Merci, Mme la Présidente. La ministre me donne beaucoup de pouvoir de

mobilisation pour avoir convaincu tout le

monde à Rimouski de sortir qu'ils étaient déçus du budget. Je vais vous dire,

j'aimerais ça avoir ce pouvoir-là, mais je ne l'ai pas, et il n'y a

personne à Rimouski qui a besoin de moi pour parler, surtout pas mon maire. Je vais vous le dire, le maire de Rimouski

est capable de parler tout seul. Il l'a fait lui-même, il a dit qu'il était

déçu, qu'il a eu l'impression que la ville

et notre territoire n'a pas été respecté ou n'a pas... il y avait des

engagements qui étaient pris puis qui

n'ont pas été respectés. Puis il n'y a pas juste le maire, là, tu sais, plein

de monde à Rimouski... C'était assez unanime, et je tiens à le dire, il

y avait de la déception par rapport à ce budget-là.

La ministre le sait

aussi, là, puis je le répète, je n'en fais pas un cas personnel, là, mais beaucoup

de monde trouve que les trois régions pour

une seule ministre, c'est trop. Ça fait en sorte que les... des

fois, des retours d'appel, des suivis

de dossier sont plus longs. Il y a beaucoup de changements à votre cabinet... qui fait que

c'est très difficile, et je le dis, là,

vraiment sans rien en arrière de la tête, mais je trouve

que c'est trop compliqué, et il faut améliorer ça. Je l'entends sur le territoire,

que c'est difficile, travailler avec une ministre qui travaille... qui

a trois régions, qui en a beaucoup, et un cabinet qui a été très... qui a

changé beaucoup dans les derniers mois.

La 20 au PQI, c'est

important. Là, je sais bien, on peut bien nous dire que ça va être à la fin du

mandat, mais c'est important, parce que,

pour l'instant, la ministre a beau dire que c'est un projet qui existe, mais

il n'existe pas. Tant que le projet

n'est pas au PQI, personne ne travaille sur ce projet-là, ce qui fait en

sorte que des gens sortent que : Eh! ça va nous prendre quatre voies, d'autres : Ce ne sera pas quatre voies.

Ça rend tout le monde un peu inquiet. Il

y a des enjeux importants, là, au niveau de l'environnement, au niveau de protection des paysages. Quand on passe au Bic, tu sais,

c'est magnifique. Ça fait qu'il y a des enjeux importants qu'on n'est

pas capables de travailler parce que la 20, elle n'est pas au PQI. On ne demandait pas que la pépine débarque

demain matin, là, tu sais, on demandait que ça soit au PQI, puis qu'on

commence à regarder, puis que les citoyens soient consultés sur des tracés. Et,

encore là, il faudra attendre, il faudra attendre,

et ça va laisser place à toutes sortes de choses, à des situations qu'on va

connaître cet été à Trois-Pistoles, M. le député de Rimouski... de Rivière-du-Loup—Témiscouata, qu'on va reconnaître encore, et il

faut... ça va... j'aurais aimé qu'on

passe à autre chose. Et c'est certain que les intervenants de chez nous vont

revenir à la charge pour faire en sorte que la 20, le plus rapidement

possible, revienne au PQI.

salle d'hémodynamie, c'est assez particulier. On a mobilisé beaucoup de monde

dans les dernières semaines, on savait

que j'allais... Puis je l'avais dit, comme je fais de temps en temps, la

ministre de la Santé savait que j'allais lui poser la question, je ne

voulais pas faire de piège, et on entendait les téléphones de Québec, ça se

promenait en Gaspésie puis ailleurs, dire aux gens : Non, non, non, ce

n'est pas faisable à Rimouski, ne faites pas ça, c'est bien mieux à Québec, là, l'INESSS l'a dit, là — aïe! Puis ça, l'INESSS, c'est important,

là — tu sais,

ce n'est pas faisable. Et là c'est comme... on ne cherche pas de solution, on jette le bébé avec l'eau du bain :

Ce n'est pas faisable. Moi, là, je vais vous dire, on n'est jamais du mauvais côté quand on revendique plus de

services en région, puis la salle d'hémodynamie, on ne lâchera pas.

Crédit d'impôt pour l'innovation, qui était dans

le budget, c'est intéressant puis c'est modulé par rapport aux territoires plus en difficulté. Mais, je vais vous

dire, quand ces territoires-là n'ont pas de service Internet, tu as beau

avoir un crédit d'impôt pour l'innovation,

tu ne vas pas loin avec ça. Puis ma collègue de Joliette me disait, là, dans

son comté, Sainte-Mélanie, Crabtree, Saint-Thomas, pas de service

Internet haute vitesse. Ça fait que leur crédit d'impôt pour l'innovation, je ne sais pas ce qu'ils vont faire,

mais c'est pour ça que c'est hyperimportant. Puis le gouvernement a déjà

dit «en cinq ans», puis là il dit «en sept

ans». C'est toujours les délais. Mais il faut y arriver, c'est important pour

la ruralité.

Transport collectif, beaucoup de choses dans le

budget, mais pas grand-chose pour les régions. On parle des villes en centralité beaucoup, là, quand on parle

du transport collectif, puis, en région, on en a besoin. Il y a des gens,

dans le monde rural, tu sais, le transport

collectif

part le matin à 6 heures puis il revient le soir à 6, 7 heures. Je

vais vous dire, tu n'achètes pas de

crème glacée, quand tu vas à... parce que tu as un gros problème. Ça fait que

c'est ça, le... Mais c'est ça, la

situation, tu sais. J'ai l'impression qu'on ne le comprend pas, ça. Et les gens

se promènent, ils partent de... je ne sais pas, d'Esprit-Saint ou de Trinité-des-Monts, comme me disait la dame,

tantôt, qui connaît bien... ils viennent à Rimouski, et il faut qu'ils retournent juste en soirée, tu

sais. Puis on n'a pas cette vision-là, on n'a pas... on ne répond pas à ça, je

ne sais pas pourquoi. On parle du troisième

lien, à Québec, du tramway, puis on parle de tout ça, mais, quand on... de

notre ruralité, de notre territoire, de l'occupation de notre

territoire, on ne le voit pas, on ne voit pas ces gens-là, on ne voit pas cette

situation-là très particulière.

Le logement,

c'est la même chose, on est encore en manque, à Rimouski, par rapport au

logement, et on investit peu. Et,

entre autres par rapport aux aînés, qu'on a besoin de logements, ils ont besoin

de... si on veut faire du maintien à domicile, si on veut les garder

dans leur village, pas les amener, tout le monde, en ville. Comme, tu sais, les

maisons des aînés, c'est intéressant, là, la

ministre... mais qu'est-ce qu'on va faire? On fait une maison des aînés à

Rivière-du-Loup puis une à Rimouski,

puis on va dire aux gens de, je ne sais pas, moi, de Squatec ou de

Cabano : Venez-vous-en dans la maison des aînés à Rivière-du-Loup?

Voyons donc. Tu sais, c'est ça, cette vision-là que je trouve qu'on n'a pas par

rapport au territoire, aux réalités territoriales.

Au MEI, je

comprends, on va avoir des bureaux d'IQ, mais le MEI, pour une région Gaspésie—Bas-Saint-Laurent—Chaudière-Appalaches, c'est

quand même particulier, c'est la première fois qu'on voit ça. Et, encore là,

mon collègue de la Beauce, si vous avez affaire au MEI, bienvenue à Rimouski.

L'avenir des

médias, ma collègue, ici, en a parlé, ça aussi, en région, c'est

hyperimportant, là, puis on...et mon collègue

de Rivière-du-Loup—Témiscouata le

sait, que le groupe Simard, à Rivière-du-Loup... Tu sais, on va donner

des crédits d'impôt pour les médias écrits,

mais ces médias électroniques là privés, chez nous, qu'est-ce qu'on fait pour

les garder là? Puis ils ont besoin de... on

a besoin de ces radios-là, et qu'est-ce qu'on leur donne comme réponse? Puis

ça a un impact sur le développement de la

région. Dans cette région-là, que je connais bien, cette radio-là, elle fait

partie de la culture de la région,

elle fait

partie du développement de la région, et il faut trouver des façons

de consolider ces régions-là.

Quand je

parlais de centralisation, ce que je voulais dire, la réforme de l'éducation,

la réforme d'IQ, au niveau de l'environnement, du Fonds vert, la loi n° 37 sur les achats centralisés, ce qu'on voit, c'est une

façon de centraliser, de rapprocher toujours

proche du ministre les décisions. C'est un genre de réflexe que les ministres

ont de se dire : Je veux avoir

le contrôle de mon ministère, je centralise ici, à Québec. C'est Dieu le Père

qui décide à Québec, c'est comme ça que ça marche, et on le voit dans plusieurs réformes. Les fonctionnaires en

région... Mon collègue du Bas-du-Fleuve peut bien rêver des 5 000 postes, mais les

5 000 postes, on parle d'un délai de 10 ans, là, une dizaine

d'années, on verra dans 10 ans, comme dirait l'autre, puis on fera

un rendez-vous des... dans 10 ans, comme disait l'autre.

Face au

COVID-21, maintenant... COVID-19, le rôle de la ministre, ce que je vois, moi,

pour elle, le rôle de la ministre,

c'est vraiment de réseauter tout ce qu'il y a en région qui vienne en aide aux

entreprises qui sont en... actuellement, qui vivent cette crise-là, de

parler à tous ces intervenants-là, qu'elle connaît bien, qui... les

intervenants des CLD, des nouveaux réseaux qui ont été mis en place avec les

municipalités, avec les MRC pour qu'il y ait un réseau de communication rapide puis qu'on puisse assouplir

certains programmes. Pour moi, c'est important. Parlant de programmes, j'aimerais ça avoir la... à un moment donné,

éventuellement, ce que la ministre pense de la présence des députés au

fonds de rayonnement régional, et je pense

que ce serait aussi une belle ouverture. Mais, pour l'instant, pour ce qui est

de la crise qu'on vit actuellement, il faut assouplir les programmes,

s'assurer que les entreprises peuvent conserver la liquidité pour passer à

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2020-03-13
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cet-42-1 journal-debats CET-200313
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierfea7f476783a5c5f6b92457670fe32f45145d1e0

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