2015 QCCQ 8816, 2015 QCCQ 8816
Opinion
Mantha c. Beauport Hyundai 2015 QCCQ 8816 COUR DU QUÉBEC « Division des petites créances » CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUÉBEC LOCALITÉ DE QUÉBEC « Chambre civile » N°: 200-32-061190-145 DATE : 15 septembre 2015 ______________________________________________________________________ SOUS LA PRÉSIDENCE DE MONSIEUR LE JUGE DANIEL LAVOIE, C.Q. ______________________________________________________________________ MARIO MANTHA […]Québec (Québec) […]
Partie demanderesse c. BEAUPORT HYUNDAI 545, rue Clémenceau Québec (Québec) G1C 7B6
Partie défenderesse ______________________________________________________________________ JUGEMENT ______________________________________________________________________ [ 1 ] Le demandeur est propriétaire d’un véhicule de marque Hyundai Santa Fe depuis mars 2008. Il en a fait l’acquisition à l’état neuf. [ 2 ] Il poursuit son concessionnaire en lui réclamant 2 880,05 $, soit le coût de remplacement du moteur par un autre atelier le 28 juin 2012 au prix de 2 407,24 $.
Il ajoute à cette somme ses frais de remorquage et la consommation d’essence du véhicule de sa conjointe qu’il a dû utiliser au moment de la réparation. [ 3 ] La défenderesse et le fabricant Hyundai, dont la représentante a témoigné, expliquent que la garantie de 100 000 kilomètres qui aurait dû normalement couvrir cette réparation est inapplicable vu le défaut d’entretien du demandeur. [ 4 ] Ce dernier affirme que c’est lui-même qui a procédé aux vidanges d’huile sans toutefois pouvoir fournir quelque document démontrant la fréquence de ces changements et l’achat de l’huile utilisée.
Il est démontré que la fréquence des vidanges d’huile sur ce type de moteur, 6 cylindres, 3.3 litres, est de trois mois ou 6 000 kilomètres. [ 5 ] Or, lorsque la défenderesse a réalisé l’état du moteur qu’elle avait ouvert partiellement dans son atelier, elle s’est vite rendu compte que les bris et les défectuosités rapportés par le demandeur s’expliquaient par le fait que le moteur était prématurément usé eu égard au mauvais entretien.
Les photographies prises à ce moment en présence du demandeur et que la défenderesse produit en liasse (P- 5) attestent la piètre qualité interne du moteur. [ 6 ] Le demandeur s’appuie sur une vérification mécanique à laquelle la défenderesse avait procédé quelques semaines auparavant pour lui reprocher de ne pas s’être aperçue de l’état de l’huile à moteur au moment opportun. Or, cette inspection ne requérait pas d’ouvrir le moteur. De plus, il est probable que le moteur était déjà détérioré de façon irrémédiable au moment de l’inspection du 9 mai 2012.
POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL : REJETTE la demande et CONDAMNE le demandeur à rembourser des frais judiciaires de 144 $.
DANIEL LAVOIE Date d’audience : 25 août 2015
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