2017 QCCQ 7626, 2017 QCCQ 7626
Opinion
Nortop Canada inc. c. Groupe TMI international inc. 2017 QCCQ 7626 COUR DU QUÉBEC « Division des petites créances » CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL LOCALITÉ DE MONTRÉAL « Chambre civile » N° : 500-32-152792-166 DATE : 15 juin 2017 ______________________________________________________________________ SOUS LA PRÉSIDENCE DE L’HONORABLE FRANÇOIS BOUSQUET, J.C.Q. ______________________________________________________________________ NORTOP CANADA INC. ; 1855, chemin St-François. Dorval (Québec) H9P 1K3 Demanderesse c. GROUPE TMI INTERNATIONAL INC. ; 260, rue Mullin.
Granby (Québec) J2G 4N2 Défenderesse ______________________________________________________________________ JUGEMENT ______________________________________________________________________ [ 1 ] Le litige concerne un lot de pneus que la défenderesse a vendus à la demanderesse. [ 2 ] La demande en justice se lit comme suit : " 1. On or around August 17, 2015, the Plaintiff purchased property from the Defendant, following a verbal agreement. 2. The agreement was entered into on DORVAL (Quebec). 3. The sale was for the following property: TRUCK TIRES. 4.
Prior to purchasing, the Plaintiff paid $0.00 to have the property inspected by LARRY NORTON, TIRE PROFFESSIONAL. 5. The Plaintiff does not wish to claim expert costs. 6. The defects on the property are as follows: TIRE BULGE. 7. The Plaintiff first noticed that the property was defective on or around December 16, 2015. 8. The Plaintiff did not notice the defects before that date, for the following reasons: IMPOSSIBLE TO KNOW. 9. The Plaintiff did not carry out any emergency work. 10. The Plaintiff informed in writing the Defendant of the defects on the purchased property. 11.
The sale price of the property is $4,489.77. 12. The Plaintiff has paid in full for the property. 13. The total amount claimed by the Plaintiff is broken down as follows: COST OF GOODS. 14. The Plaintiff makes the following clarifications to the facts set out above: INVOICE # G606016 CLAIM : RECOVERY OF $ 3.905.00+ TAXES FOR DAMAGED GOODS ON AUGUST 17,2015, OUR COMPANY BEING A TIRE RE-SELLER, PURCHASED TIRES FROM T M I. SPECIFICLY, ONE MODEL WAS " AEOLUS HN257 " . 20 UNITS OF WHICH WERE PURCHASED, AND THEY WERE " GRADE B " , WHICH IS AN INDUSTRY STANDARD THAT DENOTES A TIRE HAVING A VISUAL BLEMISH.
UPON THE SALE, AND INSTALLATION OF THE FIRST FOUR TIRES WE SOLD, A BULGE APPEARED, AND THEY WERE IMMIDIATLY REMOVED FROM THE CUSTOMERS VEHICLE, AND REPLACED WITH ANOTHER BRAND, WE ATTEMPTED TO CONVINCE THE CLIENT TO ACCEPT FOUR OTHER AEOLUS TIRES , HOWEVER HE REFUSED. OUR MR. ALAN CHAPUT HAD A NUMBER OF PHONE CONVERSATIONS WITH THE PRESIDENT OF THE COMPANY,MR. GILLES TOURNAY, INCLUDING SEVERAL E-MAILS, HOWEVER EVEN AN E-MAIL TO MR. TOURNEY FROM MR. CHAPUT ON FEBRUARY 11,2016, IN WHICH MR. CHAPUT WAS READY TO ACCEPT A GOOD WILL COMPROMISE, THAT OFFER WENT UNANSWERED.
FINALLY, ON MARCH 31,2016, MR, CHAPUT MADE ONE LAST ATTEMPT FOR ASETTELMENT , AND MR. TOURNAY DID IN FACT REPLY, WITH AN OFFER OF A DISCOUNT ON FUTURE PURCHASES WHICH IN OUR OPINION, ARE UNACCEPTABLE IN VIEW OF THE GREIF INVOLVED WITH RESPECT TO TMI’S REFUSAL TO STAND BY IT'S PRODUCTS. EVIDENTLY, WE WISH TO IMPRESS UPON THE COURT, THE FACT THAT MR. TOURNAY APPROACHED OUR COMPANY AS A RE- SELLER OF AEOLUS , AND THAT HE HAD THE CAPACITY TO PROCURE TIRES OF THE “ B “ CLASS AT A SUBSTANTIAL DISCOUNT, WHIH WE DECIDED TO PURCHASE, BASED ON THE FACT THAT WE BELIEVED IN HIS RELIABILITY .
HIS CONTENTION, THAT HE WILL GIVE US A DISCOUNT ON FUTURE PURCHASES, BECAUSE HIS CHINA SUPPLIER WILL PROVIDE HIM WITH A DISCOUNT THAT IS OF NO INTEREST TO US, AS OUR RELATIONSHIP IS WITH TMI AND NOT THE CHINA SUPPLIER. WE THEREFOR ASK THE COURT TO INSIST FOR A FULL RE-IMBURSEMENT OF THE 20 TIRES IN QUESTION. 15. Although payment has been duly requested by means of a formal notice, the Defendant has refused or failed to pay. For these reasons, the Plaintiff asks the court to: Cancel the sale and accept the Plaintiffs offer to return the property .
Order the Defendant to pay an amount of $4,489.77 to the Plaintiff, with interest at the legal rate, plus the additional indemnity stipulated in
section 1619 of the Civil Code of Québec . Order the Defendant to pay, to the Plaintiff, the court fees of $150.00 associated with this claim.
" [1] (Sic) [ 3 ] L’extrait pertinent de la contestation écrite se lit comme suit : « J’ai été informer son vendeur qu’il avait vendu ces pneus et je vois qu’il essaie de collecter la marchandise une seconde fois. » [2] (Sic) [ 4 ] La preuve établit que la demanderesse avait déjà vendu les pneus litigieux lorsqu’elle a introduit sa demande dans laquelle elle demande pourtant au Tribunal de " Cancel the sale and accept the Plaintiffs offer to return the property " [3] . [ 5 ] En effet, la demande en justice a été introduite le 10 juin 2016 et la demanderesse produit une facture [4] confirmant qu’elle a vendu les pneus litigieux plusieurs mois auparavant, soit le 5 février 2016. [ 6 ] Après avoir pris connaissance de la contestation, la demanderesse a transmis au greffe du Tribunal, en septembre 2016, une lettre dont l’extrait pertinent se lit comme suit : " 1- We did not sell the 21 tires as mentioned by the defendant.
We sold in liquidation fashion following many attempts to solve a major problem we were having with tires supplied by TM I . We had 4 defective tires as of the first sale of these brands from TM I . We had the problem at our garage during installation which we perform through a mobile service. This situation was very embarrassing and costly since we had to disburse the failed installation, each tire cost us an additional $35 + tax. 2- We sold the balance of 17 tires as a liquidation sale to avoid future installation cost and potential embarrassment.
After many attemps in reaching out to TM I , they would never return our calls or respond to our emails regarding the failure, which left us with no other alternative but to liquidate 3- The tires were liquidated at a price of $210.
Our purchase cost from TMI was $196+$30 of manpower&storage+$15 delivery which represents a lost of $31/tire X 17 = $527 4 defective tires $196+$30=$226X 4 = $904 total of $1,431 Total claim: $1,431 +(Loss of profit $60 X 21 =$1,260)= $2,691.00 " (Sic) [ 7 ] Compte tenu de cette lettre et vu le consentement de tous les intéressés, le Tribunal a autorisé, au début du procès, une modification de la demande en justice afin que la conclusion en résolution de la vente soit remplacée par une demande de 2 691$ à
titre de diminution de prix et de dommages-intérêts. [ 8 ] C’est la demanderesse qui a le fardeau de prouver qu’il y avait " 4 defective tires as of the first sale " tel qu’allégué au premier paragraphe de la lettre transmise en septembre 2016. [ 9 ] Or, les seuls éléments de preuve sur cette question sont les témoignages des représentants des parties qui peuvent être résumés comme suit : le représentant de la demanderesse reconnaît que celle-ci avait acheté des pneus de seconde qualité, soit des pneus « Grade B », mais il affirme que les 4 premiers pneus vendus étaient plutôt inutilisables et qu’ils ont dû être jetés;
le représentant de la défenderesse, à qui des photographies de ces 4 pneus ont été transmises, affirme qu’ils n’étaient pas inutilisables ni défectueux bien qu’ils aient eu quelques défauts comme c’est toujours le cas pour des pneus « Grade B ». [ 10 ] La force probante du témoignage du représentant de la demanderesse est affectée par le fait qu’il a demandé en juin 2016, malgré la vente des pneus survenue en février 2016, que le Tribunal " Cancel the sale and accept the Plaintiffs offer to return the property " [5] . [ 11 ] Conséquemment, et l’absence de tout autre élément de preuve, il n’y a aucun motif de préférer la version du représentant de la demanderesse ou d’écarter celle du représentant de la défenderesse. [ 12 ] Le Tribunal décide donc que la demanderesse n’a pas fait la preuve prépondérante que les 4 premiers pneus qu’elle a vendus étaient défectueux. [ 13 ] La demanderesse réclame aussi une indemnité pour compenser le préjudice découlant de l’obligation de vendre " the balance of 17 tires as a liquidation sale to avoid future installation cost and potential embarrassment " [6] . [ 14 ] Pour avoir droit à une indemnité, un client ne doit pas prouver un " potential embarrassment " mais plutôt un défaut réel affectant les biens qu’il a achetés. [ 15 ] Or, le seul élément de preuve concernant les défauts de ces 17 pneus est le témoignage du représentant de la demanderesse qui affirme, en termes généraux, que cette dernière ne faisait plus confiance à la défenderesse et qu’elle a dû, conséquemment, les vendre à perte. [ 16 ] Ce seul témoignage est insuffisant pour décider que la demanderesse a droit à une indemnité d’autant plus qu’elle a vendu les 17 pneus avec " warranty for one year " [7] et que son représentant ignore si l’acheteur a eu à se prévaloir de cette garantie. [ 17 ] De plus, et bien que cela ne soit pas déterminant, la facture de vente de ces 17 pneus établit qu’ils n’ont pas été vendus à perte mais plutôt avec un léger profit. [ 18 ] En effet, la demanderesse a payé 195,25$ [8] pour chaque pneu et elle les a vendus au prix de 210$ chacun. [ 19 ] Lors du procès, le représentant de la demanderesse dit que celle-ci a néanmoins subi une perte parce que le profit est inférieur aux frais de manutention, d’entreposage et de livraison encourus mais il n’y a aucun élément de preuve à l’appui de cette affirmation. [ 20 ] La demande sera donc rejetée.
PAR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL : REJETTE la demande; CONDAMNE la demanderesse à rembourser à la défenderesse les frais de la contestation, soit la somme de 150$. __________________________________ FRANÇOIS BOUSQUET, J.C.Q. Date d’audience : 13 juin 2017
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