2016 QCCQ 14783, 2016 QCCQ 14783
Opinion
Lan c. Montréal (Ville de) 2016 QCCQ 14783 COURT OF QUEBEC « Small Claims Division/Practice » CANADA PROVINCE OF QUÉBEC DISTRICT OF MONTRÉAL « Civil Division» N° : 500-32-152358-166 DATE : November 8, 2016 ______________________________________________________________________ PRESIDED BY THE HONOURABLE DOMINIQUE VÉZINA, J.C.Q. ______________________________________________________________________ YING CHUN LAN Plaintiff c.
VILLE DE MONTRÉAL Defendant ______________________________________________________________________ JUDGMENT ______________________________________________________________________ [ 1 ] Ying Chun Lan (Mrs Lan) is claiming $14,548 from Ville de Montréal (the City) for damages to her property regarding work executed on pipe conducts. [ 2 ] The City denies owing that amount and presents a Demand to have the case dismissed relying on
article 585 of the Cities and Towns Act [1] (CTA). QUESTION IN ISSUE Is the failure by Mrs Lan to give a notice within 15 days and to sue within 6 months fatal to her right of action? CONTEXT AND ANALYSIS [ 3 ] Mrs Lan alleges that the damages to her property occurred on September 12, 2015 [2] . [ 4 ] Notice was sent to the City on October 26, 2015 and received by the City on November 3, 2015 [3] . [ 5 ] Mrs Lan sued the City on May 9, 2016. [ 6 ]
Section 585 of the Cities and Towns Act provides: 585.
(1) If any person claim or pretend to have suffered bodily injury by any accident , for which he intends to claim damages from the municipality, he shall, within 15 days from the date of such accident, give or cause to be given notice in writing to the clerk of the municipality of such intention, containing the particulars of his claim, and stating the place of his residence, failing which the municipality shall be relieved from any liability for any damages caused by such accident, any provision of law to the contrary notwithstanding.
(2) In case of any claim for damages to property , movable or immovable, a similar notice shall also be given to the clerk of the municipality, within 15 days, failing which the municipality shall not be liable for any damages, any provision of law to the contrary notwithstanding. […]
(4) The failure to give such notice shall not, however, deprive any victim of such accident of his right of action, if he prove that he was prevented from giving such notice for any reason deemed sufficient by the court or judge. […]
(5) No action in damages shall lie unless such action be instituted within six months after the day on which the accident happened or the right of action accrued. […] (our underlining) [ 7 ] The definition of “accident” has been interpreted in the context where maintenance of the municipal services was at stake [4] .
[8] The circumstances as described qualify as an “accident”, being an enforceable and involuntary event. [9] The notice within 15 days is a precondition and is essential to the right of action of a party. It is the same thing for the delay of 6months to sue[5]. [10] According to the authors[6], the aim for the notice is as follows: [10.28] Le but visé en obligeant une personne à envoyer le plus rapidement possible un avis de réclamation à la municipalité est depermettre à celle-ci de vérifier les faits allégués (Ville St-Laurent c. St-Aubin, [1994] B.R. 342).
Une telle vérification permettra dedéterminer sa part de responsabilité dans les dommages subis, de recueillir des éléments de défense et de corriger la situation dangereuse.La nécessité d’un avis force les réclamants à agir avec diligence. Les municipalités qui administrent des fonds publics sur la base d’unbudget annuel ont le droit de connaître rapidement l’étendue de leurs obligations. Les avis, même s’ils ont parfois pour effet de limiter lespoursuites contre les municipalités, sont exigés principalement dans l’intérêt public.
Le but premier de l’avis de réclamation est de permettre à la municipalité de faire enquête en temps utile sur les circonstances del’accident prétendument causé par sa faute. […] [11] The Court of Appeal in Châteauguay (Ville de) c. Axa Assurances inc.[7] indicates: L’avis de réclamation prévu par l’article 585 n’est pas un délai de prescription mais constitue une condition d’ouverture préalable etessentielle au droit d’action, un véritable délai de déchéance.
Ce principe, d’abord énoncé par la Cour suprême dans Cité de Québec c.Baribeau, (SCC), [1934] R.C.S. 622, a par la suite été constamment repris par nos tribunaux. L’article 585 doit être interprété en fonction des buts visés par le législateur lors de son adoption. Cet avis est conçu afin d’informer lamunicipalité et lui permettre de conduire les enquêtes nécessaires pour vérifier dans un délai raisonnable le fondement de la demande etles circonstances pouvant engager sa responsabilité.
Il a pour but de protéger les corporations municipales contre des réclamationstardives et abusives, de donner aux officiers accès aux personnes qui entendent réclamer des dommages, d’autoriser la visite despropriétés mobilières et immobilières pour lesquelles on réclame, de favoriser tout préliminaire de conciliation ou tentative de règlement,ou encore de préparer une contestation.
Les arrêts plus récents mettent davantage l’accent sur l’aspect de signalement, la possibilité et ledevoir de la municipalité de mettre en branle le processus d’enquête et se procurer les renseignements additionnels qu’elle souhaiteobtenir. […] Enfin, l’objectif de l’avis est de prévenir la municipalité pour qu’elle puisse vérifier les circonstances de l’événement et de l’étendue dudommage subi par une personne identifiée. L’avis ne renvoie pas à la nature de la faute mais vise la connaissance de l’identité de lavictime, la nature de son préjudice et la valeur de sa perte.
Même si la planification incorrecte de travaux, par exemple, pouvait laisserprévoir qu’un jour ou l’autre des bris pourraient survenir, cela ne signifie généralement pas que l’on sait qui sera affecté, quand,comment et la valeur de son préjudice. Cela est encore confirmé par le contenu de l’avis : - l’expression de l’intention de poursuivre la municipalité; - les détails de la réclamation; - l’endroit de la résidence de la
partie demanderesse. (Citations omitted and underlining added) [12] Mrs Lan failed to give the proper notice within the 15 days delay and also failed to sue within the delay of 6 months. [13] The ignorance of the law cannot justify these defaults[8]. [14] The Court of Quebec, Small Claim Division, is not a Court of equity[9]. FOR THESE REASONS, THE COURT: DISMISSES the action of Plaintiff Ying Chun Lan against Defendant Ville de Montréal; WITHOUT LEGAL COSTS. __________________________________ DOMINIQUE VÉZINA, J.C.Q Date of trial : October 17, 2016
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