2017 NBCA 24, 2017 NBCA 24
Opinion
COURT OF APPEAL OF NEW BRUNSWICK COUR D’APPEL DU NOUVEAU-BRUNSWICK 78-16-CA G ÉRARD ARSENEAU APPELLANT G ÉRARD ARSENEAU APPELANT - and - - et - HER MAJESTY THE QUEEN RESPONDENT SA MAJESTÉ LA REINE INTIMÉE Arseneau v. R., 2017 NBCA 24 Arseneau c.
R., 2017 NBCA 24 CORAM: The Honourable Justice Richard The Honourable Justice Quigg The Honourable Justice Baird CORAM : l’honorable juge Richard l’honorable juge Quigg l’honorable juge Baird Appeal from a decision of the Provincial Court: September 23, 2016 (conviction) November 10, 2016 (sentencing) Appel d’une décision de la Cour provinciale : le 23 septembre 2016 (déclaration de culpabilité) le 10 novembre 2016 (détermination de la peine) History of case: Decision under appeal: unreported Preliminary or incidental proceedings: N/A Historique de la cause : Décision frappée d’appel : inédite Procédures préliminaires ou accessoires : s.o.
Appeal heard: April 18, 2017 Appel entendu : le 18 avril 2017 Judgment rendered: May 18, 2017 Jugement rendu : le 18 mai 2017
Counsel at hearing: Gérard Arseneau on his own behalf For the respondent: Marc A. Bourgeois THE COURT The application to admit fresh evidence and theapplication for leave to appeal are dismissed. Avocats à l’audience : Gérard Arseneau en son propre nom Pour l’intimée : Marc A. Bourgeois LA COUR La demande d'admission de nouveaux éléments depreuve et la demande d'autorisation d'appel sontrejetées. Le jugement suivant a été rendu par LA COUR [1] Le 23 septembre 2016, un juge de la Cour provinciale a déclaré Gérard Arseneau coupable de l’infractionprévue à l’alinéa 380(1)
a) du Code criminel, soit la fraude. M. Arseneau veut interjeter appel de cette déclaration de culpabilité. Pour cefaire, il nous demande d’admettre de nouveaux éléments de preuve. Il invoque aussi plusieurs autres moyens d’appel. [2] Dans l’arrêt Palmer c. la Reine, (SCC), [1980] 1 R.C.S. 759, [1979] A.C.S. no 126 (QL), laCour suprême a énoncé le critère à appliquer pour présenter de nouveaux éléments de preuve.
Selon ce critère, on ne devraitgénéralement pas admettre de nouveaux éléments qui, avec diligence raisonnable, auraient pu être produits au procès, quoique ceprincipe a moins d’importance lorsque son application rigide serait susceptible d'entraîner une erreur judiciaire.
De plus, les nouveauxéléments de preuve doivent être pertinents, en ce sens qu’ils doivent porter sur une question décisive ou potentiellement décisive quantau procès; ces nouveaux éléments doivent « être plausible, en ce sens qu’on puisse raisonnablement y ajouter foi » et doivent être telsque si l’on leur « ajoute foi, on puisse raisonnablement penser qu’avec les autres éléments de preuve produits au procès, [ceux-ci]aurai[en]t influé sur le résultat » (par. 21). [3] Ce critère a été plus récemment réaffirmé dans l’arrêt R. c. Lacasse, 2015 CSC 64, [2015] 3 R.C.S. 1089. [4] En l’espèce, M.
Arseneau nous demande d’admettre les nouveaux éléments suivants : 1) Rapports médicaux; 2) Rapport annuel du trésorier; 3) Articles médiatiques. [5] Nous sommes d’avis de rejeter la demande d’admission de ces nouveaux éléments de preuve. Certains deceux-ci auraient pu, avec diligence raisonnable, facilement être présentés en première instance. Selon M. Arseneau, le but de faireadmettre ces éléments de preuve est de démontrer que, s’il y avait un nouveau procès, il serait en mesure de présenter sa preuve de façonplus détaillée et convaincante.
Toutefois, il ne s’agit pas là d’un motif valable pour admettre de nouveaux éléments de preuve. Enfin, lemotif principal de notre rejet de la demande est que M. Arseneau ne nous a pas convaincus que les éléments de preuve qu’il veut faireadmettre auraient, avec les autres éléments de preuve produits au procès, influé sur le résultat.
[6] Les autres moyens d’appel que soulève M. Arseneau comportent des questions de fait que le juge du procès atranchées suite aux conclusions tirées en matière de crédibilité. Selon l’alinéa 675(1)
a) du Code criminel, un appel comportant de tellesquestions ne peut être interjeté qu’avec l’autorisation de la Cour d’appel ou de l’un de ses juges. [7] En l’absence d’une erreur manifeste et dominante dans l’appréciation de la crédibilité des témoins ou dans sadétermination des faits, les conclusions du juge du procès sur ces questions commandent une grande déférence. Nous ne décelons aucuneerreur de ce genre de la part du juge. [8] Pour ces motifs, la demande d’autorisation d’appel est rejetée. English version of the decision delivered by THE COURT [1] On September 23, 2016, a Provincial Court judge found Gérard Arseneau guilty of fraud, anoffence under s. 380(1)(
a) of the Criminal Code. Mr. Arseneau wishes to appeal against this conviction. In order to do so, he asks thisCourt to admit fresh evidence. He also relies on several other grounds of appeal. [2] The Supreme Court, in Palmer v. The Queen, (SCC), [1980] 1 S.C.R. 759,[1979] S.C.J. No. 126 (QL), set out the test to be applied in determining whether to admit fresh evidence.
This test stipulates that freshevidence should generally not be admitted if, by due diligence, it could have been adduced at trial, although this principle carries lessweight when its rigid application would likely result in a miscarriage of justice.
Moreover, fresh evidence must be relevant in the sensethat it bears upon a decisive or potentially decisive issue in the trial; the evidence must be “credible in the sense that it is reasonablycapable of belief” and it must be such that “if believed, it could reasonably, when taken with the other evidence adduced at trial, beexpected to have affected the result” (para. 21). [3] The Supreme Court recently reaffirmed this test in R. v. Lacasse, 2015 SCC 64, [2015] 3S.C.R. 1089. [4] In the present matter, Mr.
Arseneau is asking this Court to admit the following fresh evidence: 1) medical reports; 2) the treasurer’s annual report; 3) media articles. [5] We would dismiss the application to admit this fresh evidence. By the application of duediligence, some of this evidence could easily have been introduced at trial. Mr. Arseneau submits that the purpose of admitting thisevidence is to show that, if there was a new trial, he would be able to present his evidence in a more detailed and convincing manner.However, this does not constitute a valid reason to admit fresh evidence.
Ultimately, the main reason for our dismissal of the applicationis that Mr. Arseneau has not satisfied this Court that the evidence he seeks to have admitted could have, when taken with the otherevidence adduced at trial, affected the result. [6] The other grounds of appeal raised by Mr. Arseneau deal with questions of fact on which thetrial judge ruled after making his findings on the issue of credibility. Pursuant to s. 675(1)(
a) of the Criminal Code, an appeal involvingsuch questions may only be sought with leave of the Court of Appeal or a judge thereof. [7] Absent a palpable and overriding error in the assessment of the credibility of the witnesses or
in his determination of the facts, considerable deference must be given to the trial judge’s findings on these issues. We find no such error on the part of the trial judge. [8] For these reasons, the application for leave to appeal is dismissed.
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