2014 QCCQ 897, 2014 QCCQ 897
Opinion
Rocque c. Tremblay JF 0689 2014 QCCQ 897 COUR DU QUÉBEC « Division des petites créances » CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE LOCALITÉ DE SAINT-JÉRÔME « Chambre civile » N° : 700-32-026432-128 DATE : 27 JANVIER 2014 ______________________________________________________________________ SOUS LA PRÉSIDENCE DE L’HONORABLE MONIQUE FRADETTE, J.C.Q. ______________________________________________________________________ GUY ROCQUE
Partie demanderesse c. ROBERT TREMBLAY
Partie défenderesse ______________________________________________________________________ JUGEMENT ______________________________________________________________________ [ 1 ] Guy Rocque réclame 6 624 à Robert Tremblay à la suite de travaux de peinture de sa piscine intérieure en fibre de verre. Cette piscine a été installée en 1980 et peinturée tous les trois ou quatre ans. [ 2 ] Les travaux de Tremblay ont été effectués en 2009. Ils consistaient à appliquer deux couches de peinture sans la sabler au préalable.
Ces travaux ont coûté 1 400 $. [ 3 ] Rocque allègue qu'au cours de l'année 2010 des bulles sont apparues et que la peinture a commencé à s'écailler. Les défauts se sont accentués en 2011. [ 4 ] Rocque a fait repeindre la piscine après un sablage au jet. Le prix total des travaux est de 4 202 $. La peinture utilisée est de l'époxy qui a une durée de vie quasi illimitée selon le témoin de Rocque. [ 5 ] Les travaux de Tremblay n'ont rien de commun avec les travaux correctifs. [ 6 ] Tremblay plaide l'usure normale de la peinture. Après plusieurs couches, la peinture n'a plus d'adhérence.
Un sablage au jet s'impose. [ 7 ] Il témoigne qu'il a plusieurs années d'expérience dans le domaine des piscines. [ 8 ] Il a fait l'entretien de celle de Rocque et l'a peinturée pour la troisième fois en 2009. [ 9 ] Il a utilisé une peinture de caoutchouc et appliqué deux couches de peinture à chacune des fois. Il affirme avoir avisé Rocque qu'un sablage s'imposerait à cause des nombreuses couches de peinture depuis 1980. [ 10 ] Rocque nie avoir été avisé par Tremblay qu'un sablage s'imposerait. [ 11 ] Les travaux de peinture de 2011 ont été faits par Sylvain Goyer de Piscine St-Sauveur.
Il compte plus de 30 ans dans le domaine. [ 12 ] Il ne se rappelle pas précisément de la piscine de Rocque. Il affirme toutefois qu'il est normal que des bulles apparaissent et que la peinture s'écaille après plus ou moins deux ans. L'eau chaude et le chlore contribuent à ces phénomènes lorsqu'on emploie de la peinture de caoutchouc.
[ 13 ] Ce témoin confirme que ses travaux, de l'époxy, ne sont pas comparables à ceux de Tremblay, le prix est différent dit-il et la durabilité également. DÉCISION [ 14 ] La preuve ne supporte pas les allégations de la demande. [ 15 ] Le Tribunal retient le témoignage de Tremblay. À cause des nombreuses couches de peinture, la piscine de fibre de verre nécessitait un sablage au jet. [ 16 ] La peinture appliquée par Tremblay s'ajoutait aux nombreuses couches appliquées au cours des années par des tiers. La piscine est installée depuis 1981 et peinturée régulièrement selon l'admission de Rocque.
Tremblay n'a pas à supporter la remise à neuf de la piscine. [ 17 ] POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL : [ 18 ] REJETTE la demande, avec les frais judiciaires au montant de 152 $ __________________________________ MONIQUE FRADETTE, J.C.Q. Date d’audience : 12 DÉCEMBRE 2013
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