2013 QCCQ 9880, 2013 QCCQ 9880
Opinion
Protection de la jeunesse — 133724 2013 QCCQ 9880 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE [...] JW 0168 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE DE LA JEUNESSE N O : 525-41-022566-095 DATE : Le 8 avril 2013 ______________________________________________________________________ SOUS LA PRÉSIDENCE DE : L’HONORABLE JUGE DOMINIQUE WILHELMY ______________________________________________________________________ LA DIRECTRICE DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE et X Né le [...] 1996 enfant et A B parents ______________________________________________________________________ JUGEMENT [1]
Article 95 de la Loi sur la protection de la jeunesse ______________________________________________________________________ [ 1 ] Le tribunal confirme et motive, par le présent jugement, la décision rendue séance tenante lors de l'audience du 8 avril 2013, conformément aux exigences de l’article 90 de la
Loi sur la protection de la jeunesse . [ 2 ] Comme le permet Kellogg’s Company of Canada c. P.G. du Québec , [1978] C.A. 258 , 259-260, le tribunal s’est réservé le droit, au moment de rendre sa décision, d’en modifier, amplifier et remanier les motifs.
La soussignée les a remaniés pour en améliorer la présentation et la compréhension. [ 3 ] Le tribunal doit déterminer si des faits nouveaux justifient la révision de la décision rendue le 21 mars 2012. [ 4 ] À cette date, le tribunal confie l’adolescent en centre de réadaptation et impose d’autres mesures ayant pour but de mettre fin à la situation de compromission. [ 5 ] La preuve révèle que l’adolescent a reçu un diagnostic d’épilepsie et prend une médication à cet effet. [ 6 ] L’équipe médicale autour de lui a réagi de façon adéquate lorsque la médication a provoqué chez X des effets secondaires et s’est assurée que présentement, il reçoive une médication appropriée. [ 7 ] Les parents sont inquiets puisque la ressource leur demande de signer un contrat leur permettant d’user de méthodes restrictives à l’égard de l’adolescent en cas de désorganisation de sa part. [ 8 ] L’inquiétude des parents repose sur le fait qu’ils craignent que les intervenants évaluent mal la situation de leur fils et que la contention appliquée à X puisse provoquer une crise d’épilepsie. [ 9 ] Or le neurologiste et le psychiatre ont parlé ensemble de la situation de X et en sont venus à la conclusion que ce contrat devait être signé par les parents. [ 10 ] Docteur Lisa Reisinger, psychologue, a signé le rapport déposé sous la cote D-5 et dans lequel on peut lire : « On November 12, the undersigned (in the presence of an interpreter) explained to X’s parents that X’s overtly aggressive behaviours are not likely to be confused with his falling unconscious on the floor and that is not recommended to remove the contract which acts to protect X and others from harm. » [ 11 ] Ainsi les craintes des parents et particulièrement celles de la mère, ne semblent pas médicalement justifiées. [ 12 ] Le père indique qu’éventuellement il désire que son fils lui soit confié mais reconnaît qu’actuellement, X doit demeurer dans la
ressource de CR[A]. [ 13 ] Après avoir reçu les admissions, pris en considération la position des parties et la preuve testimoniale et documentaire, le tribunal estime que les faits prouvés et admis permettent la révision et la modification de l'ordonnance rendue le 21 mars 2012 et qu'il est dans l'intérêt de l'enfant et le respect de ses droits de rendre l'ordonnance qui suit. [ 14 ] PAR CONSÉQUENT ET POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL : [ 15 ] GRANTS the motion; [ 16 ] DECLARES that the security and the development of X are still in danger; [ 17 ] REVISES the order rendered on March 21, 2012; [ 18 ] ORDERS that the adolescent remains in a rehabilitation centre specifically a CRDI network (i.e.
CR[A]) intermediate resource; [ 19 ] ORDERS the parents to follow through with all the proposed treatment recommendations made by the services involved with X; [ 20 ] ORDERS the parents to make appropriate adaptations to their respective home environments to accommodate X’s visits and to meet his specific needs; [ 21 ] AUTHORIZES the Director of Youth Protection to obtain and release pertinent information with the services implicated with the family in order to ascertain the family’s therapeutic progress; [ 22 ] AUTHORIZES the Director of Youth Protection to sign mandatory contracts involving CRDI treatment of the adolescent including any restraining contract on behalf of the mother if she refuses to sign without sufficient cause and if prescribed by the neurologist and the psychiatrist; [ 23 ] ORDERS the Director of Youth Protection to determine the frequency and modality of contacts between X, his parents and his siblings, including supervision if deemed necessary; [ 24 ] TAKES JUDICIAL NOTICE of the fact that the father wants to increase the visits of his son at his home and that the Director of Youth Protection is open to that if the situation allows; [ 25 ] TAKES JUDICIAL NOTICE of the fact that the Director of Youth Protection or the rehabilitation centre will advise the parents each time the adolescent is restrained and that both of the parents are invited to see the doctors; [ 26 ] ORDERS that a person working for an institution or body provide aid, counselling or assistance to X and his family; [ 27 ] THE WHOLE until X’s age of majority ([...], 2014); [ 28 ] ENTRUSTS the situation of X to the Director of Youth Protection A, who shall then see that the measures are carried out; [ 29 ] This decision is enforceable from the moment it is made and any person referred to therein shall comply forthwith and notwithstanding an appeal ( Articles 93 and 105 of the Youth Protection Act ). __________________________________ DOMINIQUE WILHELMY, J.C.Q.
Signé le Me Adélia Ferreira Procureur de la Directrice de la protection de la jeunesse Me Karine Dallaire Procureur de l'adolescent Me Alexandre Lenis Procureur de la mère Me Louise Denault Procureur du père Date d’audience : Le 8 avril 2013
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