2018 QCCQ 9339, 2018 QCCQ 9339
Opinion
Lévesque c. Clinique dentaire Paré 2018 QCCQ 9339 JA0809 COUR DU QUÉBEC Chambre civile CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE RIMOUSKI LOCALITÉ DE MONT-JOLI « Division des petites créances » No : 135-32-700009-175 DATE : 12 novembre 2018 _________________________________________________________________________ SOUS LA PRÉSIDENCE DE L’HONORABLE NATHALIE AUBRY, J.C.Q. _________________________________________________________________________ JEAN-PAUL LÉVESQUE
Partie demanderesse c. CLINIQUE DENTAIRE PARÉ
Partie défenderesse _________________________________________________________________________ JUGEMENT _________________________________________________________________________ [ 1 ] En date du 1 er novembre 2017, la
partie demanderesse (ci-après appelée Lévesque [1] ) intente un recours à la division des petites créances contre la
partie défenderesse (ci-après appelée Clinique dentaire Paré ), lui réclamant la somme de 5 000,00 $. [ 2 ] Il s’agit d’une réclamation concernant une prothèse dentaire. [ 3 ] Lévesque demande le remboursement de sa prothèse dentaire (1 437,00 $ [2] ) ainsi que 3 563,00 $ à
titre de dommages-intérêts. [ 4 ] Lors de l’audition du 5 septembre 2018, Lévesque témoigne qu’il a consulté la Clinique dentaire Paré en février 2017 pour la fabrication d’une prothèse dentaire pour sa mâchoire inférieure. [ 5 ] La dentiste Guylaine Paré a procédé aux examens d’usage et a fait un moule temporaire de la base inférieure. La prothèse dentaire a ensuite été essayée et acceptée par Lévesque. [ 6 ] Quelques mois plus tard, puisqu’il a de la difficulté à mastiquer correctement, Lévesque retourne à la Clinique dentaire Paré . Il est alors également constaté que Lévesque a des ulcères dans la bouche provoqués par le frottement de la prothèse dentaire.
[ 7 ] Selon les notes évolutives [3] de la dentiste Paré, ce n’est que le 21 septembre 2017 que celle-ci explique à Lévesque qu’il a un problème de malocclusion squelettique et qu’aucune prothèse dentaire ne pourra régler le problème de stabilité de la prothèse dans sa bouche. [ 8 ] La dentiste Paré propose à Lévesque des implants dentaires, ce qu’il refuse, compte tenu qu’il a une maladie idiopathique. [ 9 ] Également, la dentiste Paré suggère de faire des modifications à la prothèse, mais que le temps de laboratoire soit facturé au client et que ses propres honoraires ne lui soient pas facturés. [ 10 ] Lévesque refuse cette proposition et intente alors un recours à la division des petites créances. [ 11 ] Lévesque indique au Tribunal ne pas avoir d’autres dommages que celui d’être incapable de porter sa prothèse dentaire. [ 12 ] Après étude et analyse du présent dossier, le Tribunal constate que la dentiste Paré n’a pas indiqué à Lévesque la présence d’une problématique de malocclusion avant la confection de sa prothèse dentaire, ce qui aurait dû être fait. [ 13 ] Par ailleurs, le Tribunal constate que la
partie demanderesse n’a pas subi d’autres dommages que celui de ne pas être en mesure de porter sa prothèse dentaire. [ 14 ] Il est en preuve que la prothèse peut être améliorée. Cependant, la
partie demanderesse refuse que les modifications soient effectuées par la Clinique dentaire Paré . [ 15 ] Dans les circonstances, le Tribunal arbitre à 1 500,00 $ le montant requis pour ajuster la prothèse dentaire en question et condamnera donc la
partie défenderesse en ce sens. POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL : [ 16 ] ACCUEILLE en
partie la demande; [ 17 ] CONDAMNE la
partie défenderesse à payer à la
partie demanderesse la somme de 1 500,00 $, avec intérêts au taux légal et l’indemnité additionnelle prévue à l’
article 1619 du Code civil du Québec , à compter de la date de la mise en demeure, soit le 2 octobre 2017; [ 18 ] CONDAMNE la
partie défenderesse à payer à la
partie demanderesse les frais judiciaires de la demande, soit 100,00 $. __________________________________ NATHALIE AUBRY, J.C.Q. Jean-Paul Lévesque
Partie demanderesse Clinique dentaire Paré
Partie défenderesse Date d’audience : 5 septembre 2018
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