2018 NBCA 63, 2018 NBCA 63
Opinion
COURT OF APPEAL OF NEW BRUNSWICK COUR D’APPEL DU NOUVEAU-BRUNSWICK 83-17-CA MORTON COOKE APPELLANT MORTON COOKE APPELANT - and - - et - HER MAJESTY THE QUEEN RESPONDENT SA MAJESTÉ LA REINE INTIMÉE Cooke v. R., 2018 NBCA 63 Cooke c.
R., 2018 NBCA 63 CORAM: The Honourable Chief Justice Richard The Honourable Justice Quigg The Honourable Justice French CORAM : l’honorable juge en chef Richard l’honorable juge Quigg l’honorable juge French Appeal from a decision of the Provincial Court: October 21, 2016 Appel d’une décision de la Cour provinciale : le 21 octobre 2016 History of case: Decision under appeal: unreported Preliminary or incidental proceedings: N.A. Historique de la cause : Décision frappée d’appel : inédite Procédures préliminaires ou accessoires : s.o.
Appeal heard: September 11, 2018 Appel entendu : le 11 septembre 2018 Judgment rendered: September 11, 2018 Jugement rendu : le 11 septembre 2018
Counsel at hearing: For the appellant: Margaret Gallagher, Q.C. For the respondent: Kathryn Gregory, Q.C. THE COURT The appeal is dismissed. Avocats à l’audience : Pour l’appelant : Margaret Gallagher, c.r. Pour l’intimée : Kathryn Gregory, c.r. LA COUR Rejette l’appel. The following is the judgment delivered by THE COURT (Orally) [1] A judge of the Provincial Court convicted Morton Cooke of unlawful confinement (s.279(2)(
b) of the Criminal Code) and assault causing bodily harm (s. 267(b)). The conviction was the culmination of a trial during whichMr. Cooke testified. The judge did not believe Mr. Cooke’s testimony. Instead, the judge accepted other evidence that pointed to Mr.Cooke as one of the perpetrators of the offences. The trial judge stated that, in finding Mr. Cooke and others guilty, she had given carefulconsideration to “[…] the provision of W(D),” an obvious reference to the principles elaborated in R. v. W. (D.), (SCC),[1991] 1 S.C.R. 742, [1991] S.C.J. No. 26 (QL).
In that case, the Court set out an analytical framework for the assessment of thetestimony of an accused person. Simply put, if an accused denying guilt is believed, or if the accused’s testimony though not believednevertheless raises a reasonable doubt, then the accused must be acquitted. If the accused’s testimony is neither believed nor does it raisea reasonable doubt, conviction will only follow if the trial judge is satisfied beyond a reasonable doubt, on the basis of the acceptedevidence, of the accused’s guilt. [2] Mr. Cooke raises a single ground of appeal.
He claims he was convicted without properconsideration and application of the criminal law standard of proof. [3] It is true the trial judge did not, in her decision, outline elementary principles of criminal law;however, a trial judge is not required to do so for it is presumed the judge is aware of these principles. [4] In our view, this was a simple case. The evidence established that an individual was lured to aparticular address where he was assaulted and unlawfully confined. One of the accused persons pled guilty; another minimized herinvolvement; a third denied even being present; and Mr.
Cooke, though acknowledging his presence, denied participating in theoffences. He laid the blame on the person who had pled guilty. For the most part, the trial judge did not believe Mr. Cooke, stating:“[O]verall, I don’t believe the majority of [his testimony].” [5] Mr. Cooke complains this “leaves open the question of what was accepted” (emphasis in Mr.Cooke’s submission). In our view, it is clear the trial judge rejected Mr. Cooke’s testimony on the salient aspects relating to the charges.The rest was irrelevant.
The trial judge made credibility findings, which she explained in her decision rendered from the bench. There isno standard of perfection to be met. Credibility findings are given deference unless the result of a palpable and overriding error. We findno such error.
[6] Having made credibility findings leading her to disbelieve Mr. Cooke, and not being left with areasonable doubt by his testimony, the judge was required to consider the evidence she accepted and determine whether she wasconvinced of Mr. Cooke’s guilt beyond a reasonable doubt. While the judge did not articulate she was following this analyticalframework, her reference to W. (D.), together with the presumption the judge understands basic principles of criminal law, make itabundantly clear the judge made the appropriate determinations leading to Mr.
Cooke’s conviction on application of the criminal lawstandard of proof. [7] For these reasons, Mr. Cooke’s appeal is dismissed. Version française de la décision rendue par LA COUR (oralement) [1] Une juge de la Cour provinciale a déclaré Morton Cooke coupable de séquestration illégale(al. 279(2)
b) du Code criminel) et de voies de fait ayant infligé des lésions corporelles (al. 267b)). Elle l’a reconnu coupable au termed’un procès au cours duquel M. Cooke avait témoigné. Elle n’a pas cru son témoignage. Elle a retenu d’autres éléments de preuveindiquant que M. Cooke était l’un des auteurs des infractions. La juge du procès a précisé que, pour conclure à la culpabilité de M. Cookeet d’autres personnes, elle avait attentivement considéré [TRADUCTION] « la disposition de W.(D.) », ce qui renvoie manifestement aux principes formulés dans R. c. W.(D.), (SCC), [1991] 1 R.C.S. 742, [1991] A.C.S. no 26 (QL).
Dans cet arrêt, la Cour adéfini un cadre d’analyse destiné à l’évaluation du témoignage d’un accusé. En résumé, si l’accusé qui nie sa culpabilité est cru ou si,quoiqu’il ne soit pas cru, son témoignage soulève un doute raisonnable, il y a lieu de l’acquitter. Si le témoignage de l’accusé n’est pascru et qu’il ne soulève pas de doute raisonnable, une déclaration de culpabilité ne sera prononcée qu’à condition que le juge du procèssoit convaincu hors de tout doute raisonnable, sur le fondement de la preuve acceptée, de sa culpabilité. [2] M. Cooke avance un unique moyen d’appel.
Il soutient qu’il a été déclaré coupable sans que lanorme de preuve du droit criminel soit prise en compte et appliquée de façon appropriée. [3] Il est vrai que la juge du procès, dans sa décision, n’a pas exposé de principes élémentaires dudroit criminel; cependant, un juge du procès n’y est pas tenu car il est présumé connaître ces principes. [4] La cause était simple à notre avis. La preuve établissait qu’un homme avait été attiré par laruse à une adresse donnée et qu’il y avait été victime de séquestration illégale et de voies de fait.
L’un des accusés a plaidé coupable,tandis qu’une accusée a soutenu qu’elle avait pris une part minime aux crimes et qu’un troisième coaccusé a nié avoir même été présent;M. Cooke, pour sa part, a reconnu qu’il avait été présent, mais il a nié toute participation aux infractions. Il jetait le blâme sur lapersonne qui avait plaidé coupable. Pour l’essentiel, la juge du procès n’a pas cru M. Cooke : [TRADUCTION] « [D]’une façongénérale, je ne crois pas le gros de [son témoignage] ». [5] M.
Cooke fait valoir que [TRADUCTION] « la question se pose de savoir ce que la juge duprocès a accepté » (mot souligné dans son mémoire). Il nous paraît clair que la juge a rejeté le témoignage de M. Cooke sur les pointsprincipaux en ce qui a trait aux infractions. Le reste n’était pas pertinent. Elle a tiré des conclusions sur la crédibilité qu’elle a expliquéesdans la décision qu’elle a prononcée à l’audience. Il n’existe pas de norme de perfection à laquelle il faut satisfaire. Des conclusionsquant à la crédibilité commandent la déférence, à moins de résulter d’une erreur manifeste et dominante.
Nous ne concluons pas àpareille erreur. [6] Comme ses conclusions sur la crédibilité l’avaient amenée à ne pas croire M. Cooke, etcomme elle n’avait pas de doute raisonnable à la suite de son témoignage, la juge du procès était tenue d’examiner la preuve qu’elleavait acceptée et de déterminer si elle était convaincue de la culpabilité de M. Cooke hors de tout doute raisonnable. Encore qu’elle n’aitpas indiqué expressément qu’elle adoptait ce cadre d’analyse, il est parfaitement clair, vu sa mention de W.(D.), jointe à la présomption
qu’un juge comprend les principes fondamentaux du droit criminel, que la juge du procès a résolu les questions appropriées dans les délibérations qui l’ont conduite à déclarer M. Cooke coupable par application de la norme de preuve du droit criminel. [7] Pour les motifs qui précèdent, l’appel de M. Cooke est rejeté.
Loading document…